Une aspirine peut-être?Non simplement il est homosexuel, pas plus.

Maladie ? Un virus ? Existe-il un médicament ? Une aspirine peut-être?

  Non simplement il est homosexuel, pas plus.

Antoine 17 ans trouvé mort pendu dans une forêt proche d’un certain lieu

Oui sa fait peur en effet, mais on aurait pu l’empêcher ?Sûrement que oui.

Les responsables ? La société intolérante et hypocrite.

Il avait 9 ans quand je l’ai connue, un beau garçon, bon étudiant, caractère timide, triste et absent.

Sa mère voisine à moi, de quelque mois, un jour me dit qu’elle était fortement préoccupée par le comportement de son fils, qu’il n’aimait pas trop être avec des autres enfants de son âge et qu’elle venait de le surprendre entrain de regarder ses vêtements à elle de son armoire.

Jusqu’ici rien d’important en principe, si l’on veut croire que son comportement est de solitude ou que les amis qu’il a ne lui plaise pas, pourquoi que se soit l’histoire, mais il fallait l’observer.

Nous allions les dimanches à un club pour bavarder les femmes, jouer aux cartes les hommes et que les enfants courent à ses aises dans le grand espace vert du club.

Nos nouveaux voisins commencèrent aussi à fréquenter le lieu tout était au mieux, rien à signaler. Antoine était assis auprès de sa mère, il ne bougeait pas, toutes, nous les mères des autres l’encourageaient pour qu’il s’unisse aux grand troupeaux d’enfant qui sautaient comme des chèvres de ci de la, lui timide mais sans doute avec une grande envie de faire de même, décide aller voir ce que faisait les autres.

Il y avait deux groupes, comme toujours, un de garçon et un autre de fille. Les garçons jouaient au foot, les filles à habiller et déshabiller leurs poupées, Antoine fût sont choix et se mis à jouer avec le groupe de filles.

Il désirait toucher la poupée, mais il n’osait pas, il restait la, à observer, une des fillettes lui demanda de lui prendre un moment sa poupée pendant qu’elle allait chercher une chose près de sa mère, les yeux d’Antoine clignotaient, ses lèvres sans le vouloir furent un bref sourire, il pensait à quoi ?

La rigolade des hommes le fit réagir, son père de grosse voix disait en signalant Antoine, « regardez mon fils malin lui hein ? Il est comme son père la ou il voit une jupe la qu’il se met ». Le père était du genre innocent ? On pourrait le croire, mais en réalité sans le vouloir il présageait déjà quelque chose.

Le père et mère d’Antoine étaient prof de primaire, très religieux, ils ne manquaient jamais à messe les dimanches, chez eux parfois même ils lisaient la Bible en famille. Le père était le prof qui suivait les règles et les normes. L’homme que toute femme aurait voulu avoir comme mari, il aidait à la maison, il criait à chaque instant en public son amour pour sa femme et ses enfants, il aimait chanter, et il faisait partie de la choral de l’église, il aidait ses deux enfants à faire ses devoirs, chose normale et de remercier, mais sa grosse voix parfois envahissait ma maison, le bruit des chaises qui sautaient, les coups des points sur la table et les cris et paroles les plus insultantes envers tout ce qui selon lui n’appartenait pas aux normes, à ses normes, ceci s’écoutait presque tous les jours, moi jamais je ne l’aurai voulu comme mari, du faite même pas comme ami.

Jusqu’au jour que je suis parvenue à écouter le mot magique

« PEDE DE MERDE ».

Le père d’Antoine était intelligent, ses plaisanteries, ses blagues envers le comportement de mâle exemplaire qu’il disait de son fils, n’était qu’une façon de cacher la vérité, mais quelle vérité, celle que lui n’acceptait pas, celle que lui ne voulait pas que se soit.

Antoine reçu beaucoup des cours de comportements, des cours de moralités, mais tous sous la menace du devoir et de l’obligation de changer sa faiblesse, de changer son vis, il devait être guéri au plus vite.

Un jour je me suis permis donner un conseil aux parents d’Antoine, d’aller visiter un Psy, tous les trois, père, mère et fils, la réponse était claire et je m’y attendais, » ne te mêle pas « , en plus il va « guérir » , guérir de quoi ? A-t-il une maladie ? Un virus ? Existe-il un médicament ? Une aspirine peut être ?, non simplement Antoine était homosexuel, pas plus.

Deux mois avant le jour tragique, il était carnaval, il allait au club avec nous ous, parents et le groupe d’amis, filles et garçons. Il vient me voir, et me demander conseille, il savait pas quoi se mettre pour se déguiser.

De clochard peut être ? de Prince disait en rigolant, moi je lui disait qu’il fasse un choix et que j’essayerai de l’aider, il sourit, car lui il savait ce qu’il voulait, tout de suite j’ai su en quoi il voulait aller à la fête.

J’avais peur pour lui mais je ne pouvais pas lui dire non, je savais ce que cela allait lui coûter, très cher, avant je lui dit qu’il me laisse appeler à sa mère pour lui dire, elle me dit oui et mil fois oui fait le.

Encore aujourd’hui je me souviens de la lueur de plaisir dans les yeux d’Antoine, yeux de paupières bleus, du sourire éblouissant de ses lèvres, rouge par le rouge à lèvre, ses joues rosées de poudre.. Son regard satisfait qui parcourait son corps, corps enveloppé d’une robe à mils volants, une robe de danseuse de flamenco qu’il m’avait vue porté à une occasion et que j’avais chez moi.
Antoine avait voulu aller seul à la fête, faire son entrée spectaculaire, son triomphe malgré ce que cela allait lui coûter de chagrin, à lui et à ses parents et principalement à son père.

En effet l’entrée d’Antoine fut triomphale.

Un pensionnat de main dure l’attendait pour qu’il devienne un homme, c’était la réponse à son triomphe, mais pour Antoine cela n’importait pas, ni plus, il avait fait ce qu’il portait dans son âme dans ses tripes, il avait gagné sa partie, il était satisfait, et heureux et demandait pardon pour ne pas être le fils idéal pour son père, cela disait dans la note qu’il laissa à ses parents avant de disparaître.

Cela va faire 20 ans depuis qu’Antoine décida se pendre d’un arbre à ses 17 ans.
Nous devons réfléchir nous tous, pour qu’aucun Antoine de plus, choisisse l’arbre pour ce pendre