UN PETIT VOYAGE AU SUD D AGADIR/GOULIMINE

Une porte du désert. à ne pas râter croyez moi des couleurs des saveurs et de la beauté 

 

La plus occidentale des oasis est un ancien centre caravanier établi à la « porte du déset »(200 Km au sud d’Agadir). Depuis mille ans, il était en relation avec la Mauritinie et le Sénégal (Tombouctou) : les nomades venaient y échanger sel, or, étoffes et esclaves noirs. Mis aujourd’hui, les Réguibates – les fameux « hommes bleus » du désert dont le surnom venait du tissu indigo qui déteignait sur leur peau – ne s’aperçoivent plus guère. Ils ont été remplacés par les berbères, habillés comme les Réguibates, qui proposent des pierres ou des bijoux.

La ville (150 000 hab), aux rues ensablées, est établie de manière désordonnée au pied d’un ksar en ruine. Les boutiques bordées d’arcades ouvrent très tôt le matin et sont fermées du déjeuner jusque vers 16h30.

Goulimine reste célébre pour son souk aux chameaux qui a lieu le samedi matin de bonne heure dans un enclos situé à 1km sur la Route de TAN-TAN Ce marché vaut le déplacement, bien qu’il y ait souvent plus de touristes que de dromadaires, de moutons, de chêvres et d’ânes… Les hommes portent le chèche bleu marine ou noir (tissu d’environ 4 m), entourant la tête et passant sous le menton afin de pouvoir se protéger le bas du visage lors des vents de sable. Cette coiffe remonte à l’époque almoravide.

http://www.travel-in-morocco.com/goulimine.htm

 

La danse de la guedra

Il devient fort difficile d’assister à la traditionnelle guedra (marmite), une danse typique de Goulimine et de sa région, qui tire son nom de la jarre recouverte de peau de chèvre servant de tambour aux musiciens. Exécutée par des femmes, elle ne ressemble à aucune autre manifestation du folklore marocain, mais évoque plutôt certaines danses de l’Asie du Sud-Est.

Les mains de la danseuse sont prises d’une sorte de frémissement qui gagne les bras, les épaules et les hanches, jusqu’à ce que tout le corps entre en transe. La danse se termine lorsque la femme épuisée tombe à la renverse, dépouillée de ses voiles noirs.