SYNDROME DU DI GEORGE

 Animation d’un visage « normal vers un visage typique d’une atteinte

 A ce jour je viens d’avoir une nouvelle patiente avec le syndrome di-George, classifié par mis les maladies orphelines
Elle a été opérée deux fois du cœur et je prépare sa thérapie pour qu’elle puisse maîtriser mieux sa vie, c’est un amour d’enfant

Génération 22 une association au service des patients et de leur famille. Depuis plus dix ans elle apporte écoute et information, travaille en synergie avec le corps médical.


Je remercie l’association pour le site car l’information est très bien élaboré et avec une véracité importante, donnant en détail tout sur le syndrome Di-George

Il s’agit encore et toujours de faire connaître la micro délétion 22q11 aux pédiatres et autres spécialistes. Mais aussi d’être l’interlocuteur privilégié de tous les médecins et chercheurs qui travaillent sur cette anomalie génétique.
                      

Un peu d’histoire…
En 1965, le Docteur DI GEORGE décrit pour la première fois les symptômes observés chez quatre enfants à la naissance : anomalie cardiaque associée à une anomalie de thymus, et une hypocalcémie par anomalie des parathyroïdes.
En 1978, le Docteur SHPRINTZEN décrit un aspect particulier du visage associé à une fente palatine, une anomalie du larynx. A ces symptômes s’ajoutent pour ces enfants des troubles de l’apprentissage.

En 1981, le Docteur DE LA CHAPELLE pense à une anomalie génétique. Il découvre que le symptôme est associé au Chromosome 22.
10 ans plus tard, en 1991, le Docteur Driscol montrera l’existence systématique d’une micro délétion du chromosome 22 détectable grâce aux marqueurs génétiques (FISH)…
L’appellation de « Di George » a été donnée après que le Docteur Angelo Di George, endocrinologue de l’Hôpital St-Christopher à Philadelphie, ait décrit l’athymie (absence de thymus) et l’hypoparathyroïdisme chez un certain nombre de nouveau-nés. On sait depuis, que plusieurs d’entre eux avaient le VCFS.

La séquence de Di George est désignée ainsi parce qu’elle représente un ensemble de symptômes d’étiologie non-spécifiques et dont les causes peuvent être multiples
Le VCFS est trop peu connu et pourtant, il figure depuis peu au panthéon des syndromes et il existe typiquement un décalage entre une première publication sur un nouveau désordre (978 pour le VCFS) et son acceptation large au sein du corps médical.


De plus le VCFS attire moins l’attention que des désordres comme le syndrome de Down (Trisomie 21), parce que les enfants affectés du VCFS ne sont pas autant stigmatisés physiquement et parce que leur syndrome peut passer inaperçu pendant plusieurs années, étant donné que le diagnostic est difficile, en particulier chez les nourrissons.
On peut cependant se réjouir de la récente croissance d’intérêt pour le VCFS et des progrès remarquables dans son étude et sa reconnaissance au cours des 5-6 dernières années.

En 1993, la cause génétique de la majorité des sujets affectés par un syndrome velo-cardio-facial ou de DiGeorge a été identifiée. Au fil des années, les chercheurs sont parvenus à identifier la fonction des gènes dont l’absence est responsable des problèmes physiques (surtout cardiaques) survenant chez les individus affectés.

La micro délétion 22q11

C’est une des affections génétiques les plus fréquentes (une naissance sur 300) également connue sous le nom de syndrome de Di-George ou syndrome Vélo-Cardio-Facial, VCFS dans les pays anglo-saxons.

Dans chacune de nos cellules, il y a 23 paires de chromosomes numérotés de 1 à 22, la dernière étant celle des chromosomes sexuels X et Y qui vont déterminer le sexe. Chaque cellule initiale est composée à parts égales de patrimoine génétique paternel et maternel. Chaque chromosome possède un bras long appelé « q » et un bras court appelé « p », ces bras sont réunis entre eux par le centromère. Une micro-délétion est la perte d’un petit segment de chromosome comprenant plusieurs gènes. Cette perte de matériel génétique se situe dans la bande q11 d’un des deux chromosomes 22.
Le phénotype (association de signes cliniques) est variable d’une personne à l’autre.

Tous frères !
Toutes les personnes atteintes par cette anomalie génétique ont un air de famille. Elles ont des traits physiques particuliers et certaines caractéristiques comportementales communes. Leur ressemblance se définit pas une bouche petite, des petits yeux en amande, le menton en arrière, les joues plates, 90% ont des oreilles petites et mal ourlées.

Tous ces éléments sont autant de faisceau de preuves pour établir un diagnostic. Ce dernier est posé par un généticien suite au recoupement de symptômes cliniques. L’analyse cythogénétique confirmera la présence de cette délétion.
Les enfants VCFS ont un profil psychologique dont certains traits sont semblables : ils sont timides, un peu distants mais extravertis dans leur environnement familier. Ils sont aussi sensibles, vulnérables, influençables, gentils et affectueux.

Une multitude de symptômes
Semblables mais tous différents ! La particularité de cette affection est l’infinie variété des tableaux cliniques, certains ont une atteinte de plusieurs organes parfois très grave, d’autres ne sont diagnostiqués que très tardivement en raison du peu de signes de la maladie dont ils sont porteurs.

•Les cardiopathies touchent 75% des patients,
•Les anomalies du palais 95%,
•Les difficultés d’apprentissage 90%,
•La baisse de l’immunité 75%,
•Une hypocalcémie persistante 50%,
•Des difficultés d’alimentation 30%,
•L’atteinte des reins 37%,
•Une surdité partielle 30%.

Par ailleurs, on pourra aussi trouver chez certains patients une anomalie du larynx, un déficit auto immun, des crises convulsives ou des anomalies squelettiques. Chacune de ces lésions peut être absente.Parmi les caractéristiques les plus fréquentes de la micro-délétion 22q11, on note:
•un poids et une taille en dessous de la norme
•un retard des apprentissages

Un retard des apprentissages

Le défi majeur auquel les familles d’individus porteurs d’une micro-délétion 22q11 sont le plus fréquemment confrontées est la difficulté des apprentissages. En effet, les parents notent souvent vers deux ou trois ans l’apparition de difficultés ou retard de langage. Celles-ci bénéficient d’une prise en charge par un thérapeute du langage. De fait, les jeunes enfants ont de meilleures capacités de compréhensions que d’expression du langage. Sous l’effet de la thérapie du langage aussi bien que de la chirurgie correctrice du palais chez un certain nombre d’enfants, les enfants plus âgés développent une capacité de langage meilleure pour l’expression que pour la compréhension.Les parents relèvent parfois des difficultés spécifiques lors du raisonnement mathématique ainsi que dans les tâches qui font appel à la capacité de mémoire. Aujourd’hui, avec les progrès de la connaissance du syndrome, nous avons mis en évidence que 78% des enfants atteints pouvaient suivre une scolarité «normale» jusqu’en troisième, avec un soutien très fort aussi bien parental que médical. Il reste à convaincre les enseignants d’accepter nos enfants dans leur classe. Pas une mince affaire !

Anomalies du palais et des oreilles

La présence chez 95% des personnes atteintes d’une fente palatine, parfois sous muqueuse, d’un voile du palais trop court ou d’une anomalie de la gorge peut entraîner des difficultés de langage empêchant une bonne compréhension de l’enfant.Il sera impératif de mettre en place une guidance orthophonique très précoce (dès 1 an), parfois une intervention chirurgicale afin de favoriser le langage et de ce fait la scolarisation. Après l’âge de 5 à 7 ans, tous les enfants pris en charge parlent, d’où la nécessité d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge immédiate en partenariat avec les parents.
des malformations des oreilles et/ou du pharynx
Les otites sont fréquentes et peuvent à la longue se solder par une perte auditive si elles ne sont pas correctement traitées. Une pose de drains tympaniques est souvent nécessaire. Les otites résultent d’un déficit immunitaire mais surtout de malformations du pharynx. Les malformations ou le manque de mobilité du voile du palais résultent souvent en un timbre de voix hypernasal. Si cela empêche la bonne compréhension de l’enfant ou résulte en une stigmatisation scolaire, alors une intervention chirurgicale est clairement souhaitable.

Une malformation cardiaque congénitale

Cette malformation est variable dans sa complexité. Le plus fréquemment, il s’agit d’une communication interventriculaire ou interauriculaire, d’un rétrécissement des grands vaisseaux qui sortent du cœur (aorte ou artère pulmonaire), ou de malformations valvulaires ou vasculaires. Une combinaison de plusieurs malformations est également possible (p.ex. tetralogie de Fallot). La plupart de ces malformations peuvent être partiellement ou complètement corrigées par la chirurgie.

Des malformations du système urinaire

L’absence ou l’hypoplasie d’un rein est fréquente. Bien qu’elle n’ait généralement pas de conséquence chez l’enfant, il est important de le savoir car cette information va influencer le choix de certains médicaments et conduire le médecin à traiter vigoureusement toute infection urinaire.
des problèmes hormonaux
Des déficits de la glande thyroïde et parathyroïde ont été reportés. Il est important pour le médecin traitant d’être informé de ce problème car il n’est pas toujours évident de détecter ces déficits chez des enfants. L’hypocalcémie (réduction du taux de calcium sanguin), signalée par des crises de tétanies, est une des conséquences de l’hyperparathyroïdie.

Des problèmes neurologiques

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Des crises d’épilepsies surviennent plus fréquemment chez les enfants avec une micro-délétion 22q11. Celles-ci sont peut-être en rapport avec certaines anomalies structurelles cérébrales observées chez les enfants affectés. Une hypotonie (tonus musculaire moindre) est souvent observée chez les jeunes enfants. Elle s’accompagne parfois d’un développement plus lent de la motricité.

Un déficit de l’immunité

Le thymus peut-être absent ce qui résulte en une réduction importante de cellules du système immunitaire de type lymphocyte T. Les infections de voies respiratoires sont fréquentes (bronchites, pneumonies).

Problèmes psychologiques, Troubles psychiatriques, schizophrénie

Chez les enfants et les adolescents on constate une fréquence élevée des troubles de l’anxiété. Mais leur fréquence est comparable pour des personnes ayant un trouble de l’apprentissage général.Chez 20 à 25 % des adultes, on a pu observer des troubles psychiatriques. Une des difficultés dans l’investigation des troubles psychiatriques chez l’enfant ou l’adolescent est que leur sévérité évolue avec l’âge, devenant typiquement plus sévères chez l’adulte.
Ces différents symptômes peuvent trouver des solutions.
Il est cependant important de ne pas les traiter séparément les uns des autres, car il peut y avoir des interactions importantes.
Les parents doivent dans tous les cas être partie prenante dans les différentes rééducations de l’enfant.

UNE THERAPIE INDIVIDUALISE POUR CHAQUE PERSONNE EST RECOMMANDE POUR CELA IL EST IMPORTANT LA PRISE EN CHARGE PAR UN PSYCHOLOGUE QUI DETERMINARA LES PAS A SUIVRE

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