PSYCHOMOTEUR DU BEBE

DEPISTAGE

Les causes d’hypotonie du nourrisson sont nombreuses : il peut s’agir d’une atteinte du muscle, du motoneurone ou du nerf périphérique, ou encore d’un trouble du développement global du cerveau.


Ce point de départ sémiologique ne permet donc pas d’orienter d’emblée le diagnostic.
L’analyse initiale doit toujours commencer par une évaluation du développement cognitif de l’enfant, premièrement voir l’enfant sur une table ou sur le lit nu au possible, et prendre note des mouvements qu’il effectue par lui-même , on lui montre des objets pour voir si en principe il peut suivre sans autres incidents


DROITE –GAUCHE – HAUT DE SA TETE- EN LES FAISANT TOURNER DEVANT SA TETE
Observation de l’enfant quand on lui étire en même temps les deux bras par-dessus la tête
. La simple observation du bébé suffit à constater qu’il est « mou ou rigide », et il est beaucoup plus important de réaliser une analyse plus fine dans le jeu et l’interaction.
C’est l’observation dans les circonstances de jeu qui permet de mettre en évidence les signes évoquant une atteinte spécifique
:
_ Les signes centraux : trouble de la régulation du mouvement raideur excessive des deux membres inférieurs et supérieurs
Faire une flexion des jambes au niveau du genou et au niveau du coude à partir du poignet

Troubles de la déglutition ;
_ Les signes périphériques : rétraction musculaire, aspect des muscles du visage,
On pince doucement la joue et on lâche et on prend note de quand la joue laisse d’être blanche pour passer à être rouge
Succion facile ou difficile avec sucette.
On pince doucement les lèvres en forme de cœur pour voir si quand on lâche l’enfant bouge les lèvres comme pour les remettre à sa place
On le fait boire au biberon ou en verre et on observe s’il est capable d’avale sans difficulté

Capacité de se maintenir à quatre pattes
On soutient l’enfant et on le met en position de quatre pattes on chronomètre le temps qu’il tarde à tomber sur le côté

Capacité du réflexe dorsal

Mettre le bébé à plat ventre et voir sa capacité de maintenir sa tête dresser on compte ou on chronomètre le temps

Toujours à plat ventre on met les mains sur ses fesses en lui empêchant le mouvement et on compte le temps qu’il tarde à se trouver incommode et à commencer à bouger les jambes