PARLONS ET VISITONS NOS OREILLES POUR MIEUX COMPRENDRE

AVEC LA GENTILLESSE DE QUI ME PERMET VOUS MONTRER CE PETIT VOYAGE A TRAVERS NOS OUÏS http://www.cochlee.info/ UNE PROMENADE AUTOUR DE LA COCHLEE

  Définitions
  Le son peut être défini comme représentant la partie audible du spectre des vibrations acoustiques, de même que la lumière se définit comme la partie visible du spectre des vibrations électromagnétiques.
L’audition prend essentiellement en compte deux paramètres des vibrations acoustiques : la fréquence ou nombre de vibrations par seconde (Hertz = Hz) qui définit les sons aigus et graves, et l’intensité ou amplitude de la vibration (décibel = dB) qui définit les sons forts ou faibles.
La période est l’inverse de la fréquence (T=1/F) :

les courtes périodes caractérisent les sons aigus de hautes fréquences, et inversement les périodes plus longues caractérisent les sons graves de basses fréquences.

En cliquant sur les différentes imagettes ci-dessous, vous entendrez : a) un son aigu (3 kHz), b) un son grave (300 Hz), c) le même son grave modulé en intensité.

  a) son aigu :
cette sinusoïde représente un son pur d’une fréquence de 3000 Hz (c’est-à-dire une demi octave au- dessus du contre-ut de la soprano coloratur : 2 093 Hz)
  b) son grave :
cette sinusoïde représente un son pur d’une fréquence de 300 Hz (hauteur commune à toutes les voix chantées; une basse noble descend jusqu’à 65 Hz)
  c) sons fort (noir) et faible (bleu) :
ces sinusoïdes représentent des sons de même fréquence (300 Hz), mais d’intensités différentes

 

 

  Sons purs, sons musicaux et bruits
  Son pur : la vibration est caractérisée par une seule fréquence.(p=période, t=temps, i=intensité)
  Son musical : à la même fréquence fondamentale que le son pur ci-dessus s’ajoutent des harmoniques (fréquences plus aiguës, multiples entiers de la fréquence fondamentale) qui caractérisent le timbre de l’instrument ou de la voix.(p=période, t=temps, i=intensité)  
  Bruit : pas de fréquence caractéristique.( t=temps, i=intensité)

 

  Voix humaine
  Enveloppe du mot « cochlée ».
Cet enregistrement permet d’apprécier le découpage des phonèmes ainsi que leur intensité (en ordonnées).
  Le spectrogramme révelle la complexité fréquentielle du son vocal : chaque phonème comprend une fréquence fondamentale et de nombreux harmoniques (comparez avec le son d’un instrument de musique ci-dessus).

 

  Les sons à l’échelle humaine
  L’oreille humaine perçoit des fréquences comprises entre 20 Hz (fréquence la plus grave) et 20 000 Hz (fréquence perçue la plus aiguë). Par anthropomorphisme, nous qualifions d’infrasons toute fréquence inférieure à 20 Hz, même si l’oreille de certains animaux (taupe par exemple) peut capter des « sons » de quelques Hertz : leur gamme de perception est étendue de une ou de deux octaves dans les graves. De même, nous qualifions d’ultrasons tout ce qui est au-delà de 20 kHz, alors qu’un chien entend jusqu’à 40 kHz et une chauve-souris jusqu’à 160 kHz, soit respectivement une et trois octaves de plus que l’homme dans les aiguës.
  Courbe audiométrique de l’oreille humaine
 
La courbe inférieure représente la courbe des seuils de perception de l’oreille humaine en parfait état. Pour chaque fréquence, le seuil de perception est différent : les fréquences les mieux perçues (la courbe avoisine le 0 dB) se situent dans la gamme moyenne entre 1 et 3 kHz. C’est aussi dans cette gamme que la dynamique de sensation est la plus grande (de 0 à 130 dB). La courbe supérieure représente la limite des intensités perceptibles : au-delà, il y a douleur et/ou destruction cellulaire dans l’oreille. La zone conversationnelle définit les sons utilisés pour la communication par la voix humaine : ce n’est que lorsque cette zone est affectée que le handicap auditif apparaît v