PARLONS APHASIE OU TROUBLES TYPE APHASIQUE ‎

 Les troubles de type aphasique entraînent les mêmes difficultés que l’aphasie, bien qu’il n’y ait, à l’origine, aucune lésion. Ce sont des fonctions linguistiques qui ne sont pas en place.

                        

Quelle est l’origine de ces troubles ?

Un mauvais fonctionnement de la partie du cerveau consacrée au langage. La parole, l’écriture et la lecture appartiennent aux potentialités de chaque individu. Leur développement nécessite un certain temps. Parfois, cette organisation s’élabore mal.

Quelle est l’origine des désordres dont souffrent ces jeunes?

Ces enfants ont des troubles de type aphasique. La plupart du temps, ils ne présentent aucune lésion cérébrale visible. Mais, chez eux, la zone du langage ne s’est pas mise en route de façon satisfaisante au niveau des réseaux neuronaux, des neurotransmetteurs. Il en résulte des troubles structurels l’école ne peut pas tout. Il existe un pourcentage non négligeable d’enfants qui sont malades de la parole, de la lecture et de l’écriture. L’école ne peut pas les soigner car ce n’est pas de pédagogie qu’ils ont besoin.

Il est donc très important d’être attentif à toujours stimuler son enfant et à le laisser parler afin qu’il  ne développe pas cette peur de s’exprimer qui peut dans le futur se révéler dangereuse. De plus, les enfants se sentant incapables de s’exprimer peuvent parfois réagir d’autres manières. Ils présentent parfois des comportements d’opposition ou d’agressivité.

COMMENCER PAR SAVOIR COMMENT ENVISAGER LE TRAVAIL

On travaille la compréhension et la communication en utilisant le potentiel de chacun ainsi que les canaux les plus performants.

On met également en place les codes avec l’enfant : code de la lecture (méthode visuographique)

Chaque enfant est capable d’apprendre, chacun à son propre niveau et selon ses potentialités.

–          La mimogestualité avec les jeunes enfants :

–          Cette méthode a été créée afin d’aider l’enfant dysphasique ainsi que ses proches dans la communication

–          Cette méthode associe les canaux visuel et gestuel en contournant donc le canal verbal. Par exemple, l’action « manger une pomme » sera soit mimée (canal gestuel) ou vue en photo (canal visuel)

–          pour arriver après au signifiant (le mot « pomme »). D’ailleurs, il est important que les phrases accompagnent toujours les gestes. Dans ce cas-ci, le mime « manger une pomme » va être accompagné de la phrase : « Je mange une pomme ».

–           –          DEBUT

Cette méthode aide l’enfant à comprendre des situations de la vie réelle soit mimées par l’adulte ou présentées en photos. L’adulte ne demande jamais une reproduction verbale de la part de l’enfant ni la reproduction de ses mimes. Les objets ou les actions dont on parle sont présents (photos, dessins,…) et la vérification de la compréhension se fait par désignation par l’enfant, si non après la compréhension du visuel et de la mimique que l’enfant fera usage de cette verbalisation

–          Ce moyen d’aide à la compréhension travaille rapidement sur la catégorisation sémantique qui représente une des difficultés chez les enfants. La catégorisation sémantique, c’est le classement de certains mots dans une catégorie spécifique selon leur sens.

–          Par exemple, le mot jonquille appartient à la catégorie sémantique des fleurs.

–           –          OBJECTIFS

–          L’objectif à long terme de la mimogestualité est que l’enfant repère dans une phrase les mots-clés qui seront utiles à la compréhension d’une phrase.

–          Emploie adéquate  les mots outils et la syntaxe

–          Mimer les noms communs et les verbes simples.

–          Acquisition de vocabulaire.

–          Permettre à travers la communication gestuelle aux enfants de ne pas se fermer au monde..

–          Donner le niveau de l’expression, que cette méthode  offre  aux enfants

–          Ébaucher le lexique verbal (mots, locutions,…).

–           IMPORTANCE DE CETTE METHODE

–          Les gestes sont très importants pour ces enfants car ils peuvent être reproduits facilement. Pour les jeunes enfants, ils sont plus faciles à manier que les mots. Exagérer l’articulation afin de pouvoir relier dans la mesure du possible l’écrit avec l’articulation. Il est important que les enfants acquièrent les mouvements des lèvres et l’articulation.

–          Lors de l’emploi de cette méthode, on n’oblige jamais un enfant à reproduire des mots/phrases ou des gestes. Il n’y a d’ailleurs aucun code de mimogestualité. L’enfant peut produire ses propres codes. La mimogestualité n’est pas, rappelons-le, un code destiné à remplacer le langage oral. Elle constitue uniquement une aide proposée à l’enfant et à son entourage.

METHODE

–          TÂCHES JOURNALIERES

–          Les progrès  de votre enfant seront le fruit de votre patience et de votre volonté du jour à jour sans lâcher un seul jour

–          Dans cette souffrance comme parents vous devez trouver le courage de faire de votre enfant un être humain capable

–          Tous les jours vous devez procurer 2 heures mais il est à tout point très important ne pas lâcher un seul jour, ne faites jamais plus, ce n’est pas pour plus que c’est mieux

–          Le samedi et dimanche il serait souhaitable que vous envisagiez 1 heure de plus,  vous le divisez en deux aussi, 1h30 le matin et 1h30 l’après midi

–          Au niveau de l’évolution, on commence par présenter à l’enfant des éléments concrets. Quand cela est acquis, on peut commencer à aborder les sensations (chaud, froid,…) des attitudes (s’énerver, attendre,…),… mais pas trop tôt car l’enfant aphasique présente des difficultés d’abstraction.

–          Le relax fait parie de cette méthode à travers le jeu du Yoga (inclus petit programme)

–          La musique fait partie aussi, tantôt passive comme active (inclus petit programme)

–          On doit donner à l’enfant un horaire pour faire les choses et un temps pour apprendre l’ordre et surtout au possible il doit  avoir un lieu pour ses choses

–          Les parents ou éducateurs ne devront pas lever la voix pour se diriger à lui, à tout moment on doit se diriger à l’enfant de vis-à-vis et à sa hauteur

–          Les parents et éducateurs devront comprendre que le travail doit se faire en commun, pas du tout chacun différent et surtout que les caprices doivent disparaître de l’enfant si non le travail sera un échec total

–          Être inflexible avec l’enfant et ferme ne veux absolument pas ne pas aimer à l’enfant tout au contraire car vous travailler pour son futur

–          Tout excitant doit disparaitre de son alimentation thé et épices ses horaires doivent être stricte

–          Un bain avant dormir l’enfant le détendra de sa journée, car il faut comprendre que l’enfant doit faire aussi un grand effort

LES ADAPTATIONS PEDAGOGIQUES POSSIBLES   POUR LES ENFANTS AVEC

 DIFFICULTE DU LANGAGE

 -Je réfléchis à sa place dans la classe pour m’assurer d’une proximité physique et visuelle.

-J’attire l’attention de la classe et plus particulièrement celle de l’élève en l’appelant par son prénom ou en jouant sur les intonations de la langue orale…

-Je ralentis mon débit verbal.

-J’accompagne la verbalisation de gestes… et/ou je reproduis le message par écrit, par dessins ou par pictogrammes au tableau.

-Je diminue la quantité d’informations à traiter pour une consigne et je ne donne qu’une consigne à la fois.

-J’utilise la redondance, la répétition.

-Je pose des questions sur le message.

-Je veille à ce que l’élève soit attentif aux échanges, qu’il y participe dans la mesure de ses moyens. -Je prends un temps avec l’élève concerné pour m’assurer que le message est bien compris.

   POURQUOI

 Parce que quand l’élève est en situation de réception :

– il lui est difficile et coûteux de comprendre un message

– il a des problèmes de représentations mentales

– il a une mémoire immédiate

Défaillante

Son attention ne peut être soutenue longtemps :

– il lui faut du temps et il se fatigue vite

– il est sensible aux bruits ambiants

– il a une relation différente à tous les implicites scolaires.

Production orale

Je lui propose d’abord des questions fermées.

– Je le laisse aller au bout de son propos sans l’interrompre afin de ne pas perturber sa concentration et sa pensée.

– Je lui permets d’utiliser à son tour des gestes, des mimes, des pictogrammes…

– Je reformule correctement mais je ne l’oblige pas à répéter en cas d’erreur de sa part.

Le pourquoi

Parce que quand l’élève est en situation de réception :

il se repère difficilement dans l’espace et le temps (avant, après)