L’Ile de Pâques

L’île de Pâques, Rapa Nui (le nombril du Monde) est la terre la plus isolée du monde. Distante de 3700 Km du Chili et 4000 Km de Tahiti, cette île triangulaire de 117 Km2 est surtout connue pour ces statues mystérieuses :les Moais. 

     

D’après la tradition orale, ces statues alignées sur des ahus (plates-formes) devaient renvoyer le Mana « énergie spirituelle » des morts enterrés sous l’ahu vers les vivants. Le mystère de ces statues réside dans le moyen de transport utilisé pour déplacer ces énormes blocs de pierre de plusieurs tonnes.

L’île de Pâques (en espagnol Isla de Pascua, en langue rapa nui Rapa Nui « la grande Rapa ») est une île isolée dans le sud-est de l’océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales (les moaïs) et son unique écriture océanienne, le rongorongo.

L’île se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, l’île habitée la plus proche étant Pitcairn à plus de2 000 km à l’ouest. L’île de forme triangulaire, d’environ 23 km dans sa plus grande dimension, couvre 162 km2. La population comptait 3 304 habitants en 20022. Son chef-lieu est Hanga Roa.

Elle fut visitée par le premier Européen, le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le 5 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l’Espagne en 1770 sous le nom d’isla San Carlos, mais l’Espagne s’en désinteressa par la suite ; des Français s’y installèrent après 1864 et l’île devint une possession chilienne en 1888.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté rapanui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.

Cette île, la plus à l’est de toute l’Océanie, est célèbre pour ses vestiges mégalithiques des premières civilisationsautochtones. Le patrimoine archéologique comprend environ 900 statues de basalte, les moaïs, de 4 m de hauteur moyenne et près de 300 terrasses empierrées au pied de ces statues, les ahû.

Haumaka et les premiers Pascuans

           

Les premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources assez limitées, une société complexe et bien adaptée à son environnement. Toutefois, l’importance croissante du culte des ancêtres s’est traduite par l’érection de centaines de statues qui a fini par raréfier en quelques siècles les arbres de l’île. Dans les années 1500 à 1600, l’île connut une crise environnementale due peut-être à l’érosion des sols, peut-être à la sécheresse, mais qui en tout cas aboutit à une crise sociale, avec probablement des luttes tribales si l’on en croit les traditions orales, crise au terme de laquelle l’assise religieuse de la société pascuane change :

la construction des statues et des plateformes cérémonielles cesse, culte de Make-make et de l’homme oiseau Tangata manu prend de l’importance. Les autochtones en étaient là lorsque les maladies apportées par des nouveaux venus (européens) et les déportations (l’esclavage pratiqué par les Péruviens) réduisirent à 111 personnes leur population.

        

Avec l’arrivée des planteurs et des missionnaires Européens (initialement français) et de leurs ouvriers agricoles Polynésiens (en majorité originaires de Rapa, et qui, se mêlant aux autochtones, formèrent lepeuple Rapa-Nui, les habitants de l’île sont finalement devenus catholiques.

        

source fr.wikipedia