Les Zo’é continuent de vivre en petits clans abrités par des huttes de paille

Les Zo’é continuent de vivre en petits clans abrités par des huttes de paille. Ils sont protégés par le Funai, l’organisme gouvernemental chargé de la défense des cultures indigènes.

« Dans une trouée de la forêt profonde juste sous l’équateur, notre reporter exceptionnel Nicolas HULOT vient de découvrir « le royaume de l’harmonie ». Une tribu de 242 âmes, les ZO’É, que la civilisation n’a pas abimées.

   

Amazonie. Ils vivent à l’écart de la civilisation depuis l’âge de pierre. On les appelle les Zo’é. Et ils sont 242 qui appliquent, comme leurs ancêtres, les lois du partage et de la modération. Leur existance est indissociable de ce décor immuable, et pourtant menacé. Comme un sablier qui s’écoule, la forêt amazonienne et les arbres abattus disparaissent à la vitesse de 100 m2 par seconde. Déjà, c’est plus que la surface de la France qui a été arrachée à ce territoire grand comme l’Europe, indispensable à l’équilibre de la planète. Nicolas Hulot a voulu rencontrer les gardiens de ce temple : les tribus d’Indiens rescapés de la préhistoire pour affronter les méfaits du IIIè millénaire. Les Indiens Zo’é nous ignorent, mais nous ne pouvons pas igorer les Zo’é. Ils possèdent peut-être l’antidote du poison qui détruit la Terre.

« Le paradis existe, nous l’avons retrouvé »

Après la mort violente d’un des leurs, les Zo’é ont organisé une fête du Seh’py. Ils se sont alors parés de jupes végétale que les femmes vont rendre à la forêt. Ainsi disparaîtront les mauvaises vibrations qui ont perturbées la tribu. Le « poturu » traditionnel fiché dans le menton, se purifie avec de l’écorce d’un sibo’y, l’arbre à savon.

  

Les Zo’é, dont la seule fortune est la forêt, nous enseignent sans le savoir que le bonheur n’est pas dans les choses : il est un bien de l’âme.

  

Fabriquées avec des bambous et des plumes de vautour, les flèches sont préparées avec un soin extrême. Les pointes sont soigneusement aiguisées en fonction de l’usage et du gibier auxquels ont les destine.

Nicolas Hulot : « Jamais ne me sont autant apparues certaines vérités nous concernant. Comme si les Zo’é nous délivraient un ultime message de raison et de sagesse ».

Photos George Bosio et Gilles Santantonio
Pour soutenir l’association Amazoe, en charge d’aider et de protéger les Indiens Zo’é, vous pouvez envoyer vos dons à la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, 6, rue de l’Est, 92100 Boulogne, en précisant «A l’intention des Indiens Zo’é».

http://planete.gaia.free.fr/animal/homme/ethno/zoe.amazonie.html