L’ACQUISITION DE LA PROPRETE DES PERSONNES AVEC DIFFICULTES D APPRENTISSAGE

                        ENFANTS                                                       ADULTES

                 

AUCUNE DIFFERENCE 

A mon centre il me venait des adultes handicapés mentaux avec des couches , la première question que je posais aux parents et surtout à la maman ou à la personne qui l’avait en charge,

POUR QUOI CETTE PERSONNE A SES 16 OU 20 OU 30 OU 40 OU 50 ANS VENAIT ENCORE AVEC LES COUCHES ?

La deuxièmes questions était si cette personne avait des frères et soeurs plus petits ou plus grands qu’eux et si ils étaient normaux et portaient ils aussi des couches ? oui  ils sont normaux et non ils ne portent pas des couches

TROIS MOIS OU  SIX MOIS APRES D ETRE AVEC NOUS LES COUCHES PASSAIENT A MEILLEUR VIE

ALORS POUR QUOI LES PARENTS NE PRENNENT PAS CONSCIENCE DE FAIRE LES MÊMES CHOSES AVEC TOUS LEURS ENFANTS???

Apprendre à une personne avec difficultés d’apprentissage à réaliser des tâches que pour n’importe quel autre être humain peu paraître facile, ne peut sous aucune raison ne pas le faire et penser que c’est égale que vous êtes là pour l’aider ou que son éducatrice l’aidera « MAIS NON, VOUS N’ALLEZ PAS ÊTRE LA LE RESTE DE LA VIE NON » « NI L ÉDUCATRICE LE FERA LE RESTE NI DE SA VIE NI DE LA VIE DE LA PERSONNE EN QUESTION » SANS OUBLIER LA PROPRE DIGNITÉ DE L ÊTRE HUMAIN ALORS POURQUOI NE PAS FAIRE UN EFFORT ET METTRE SES CONSEILS EN MARCHE ????



Les Conditions favorables pour l’acquisition de la propreté :

* L’enfant doit présenter une certaine stabilité au niveau élimination
* Présenter des périodes relativement longues où la personne ne se mouille pas (une ou deux heures)
* Les parents et les éducateurs doivent être motivés, attentifs à cette acquisition et patients,… très patients.
* Les parents et éducateurs doivent coordonner leurs interventions : l’idéal est que chacun informe l’autre (par carnet interposé) « des succès » et des « accidents » en précisant l’heure ; la démarche à la maison doit être si possible calquée sur la démarche à l’école (ou au centre) ou inversement.
* Définir (pour le début de l’apprentissage) des récompenses qui plaisent particulièrement à l’enfant (bonbon, biscuit, objet très convoité…)
* Ne pas réprimander en cas d’échec.
* Tout succès doit être félicité et récompensé, au départ par une récompense directe (bonbon ou gâteau très apprécié ), tirage de chasse d’eau, accompagné par une récompense sociale (bravo !). Au fur et à mesure que les progrès se feront sentir, la récompense sociale ou l’activité intéressante sera substituée à la récompense directe.

Il existe plusieurs méthodes pour l’accompagnement à l’acquisition de la propreté :Méthode 1 (plutôt déconseillée) : Mettre l’enfant aux toilettes, toutes les demi-heures durant toute la journée et ce, jusqu’au succès. Avantage : Probable acquisition rapide Inconvénients : Ethiquement limite – L’objectif de la propreté est rendu obsessionnel : « pas de vie sans la propreté » – Pas évident que cette acquisition soit intégrée dans le temps – L’acquisition de la propreté est séparée du reste des activités de la vie quotidienne – N’intègre pas la prise d’initiative de la personne déficiente

Méthode 2 (recommandée) :
Repérer pendant 15 à 30 jours, la fréquence et les moments d’élimination (caca, pipi), ainsi que les raisons possibles de changement de fréquence. (à noter sur un papier)Exemple de prises de notes :

Jour Heures pipi Heures caca Explication des irrégularités

Ensuite, à l’approche des ces moments repérés, l’enfant est entraîné vers les toilettes.
Commencer la démarche par l’apprentissage de la propreté le jour,
Commencer par le contrôle des intestins avant celui de la vessie. Variante de la Méthode 2 :
L’enfant est emmené aux toilettes aux deux moments de la journée où l’on sait qu’il y a la plus grande fréquence d’élimination.
Au constat des résultats, on rajoute progressivement 2 autres moments suspectés comme propices, dans l’idée de couvrir la quasi-totalité des moments d’élimination.

Les incontournables : Féliciter et récompenser tout succès ! Il est aussi recommandé de ne pas réprimander en cas d’échec (récompenser le succès et « gérer » sans effusion l’échec).

Variante de la Méthode 2 :

L’enfant est emmené aux toilettes aux deux moments de la journée où l’on sait qu’il y a la plus grande fréquence d’élimination.
Au constat des résultats, on rajoute progressivement 2 autres moments suspectés comme propices, dans l’idée de couvrir la quasi-totalité des moments d’élimination.

Les incontournables : Féliciter et récompenser tout succès ! Il est aussi recommandé de ne pas réprimander en cas d’échec (récompenser le succès et « gérer » sans effusion l’échec).

Les conditions favorables au maintien de l’acquisition :
Que cet apprentissage soit intégré à l’ensemble des activités de la journée ; qu’il ne soit pas le seul enjeu de la relation avec les accompagnants.
Multiplier les occasions d’échanges positifs sur d’autres sujets que « l’acquisition de la propreté » : l’enfant ne doit pas conclure que les seules gratifications possibles sont obtenues par ses succès aux toilettes.
Encourager la participation active de l’enfant et notamment toute prise d’initiative.
Progressivement, il faut chercher à rendre acteur la personne, dans son apprentissage, notamment(en l’incitant à initier l’acte ou indiquer le besoin, en l’accompagnant, dans la mesure du possible, à baisser son pantalon et sa couche, puis à s’asseoir, à attendre, à éliminer, à s’essuyer, à tirer la chasse d’eau, se rhabiller, se laver les mains).
Relier cet apprentissage à des moyens de communication (photos, pictogrammes, gestes, parole « veux-tu aller au toilettes ? »), qui favoriseront la demande et l’initiative et qui contribueront au développement d’autres registres.
Féliciter vivement et récompenser toute initiative.
Veiller à estomper progressivement l’importance de la participation de l’accompagnant pour favoriser une prise d’autonomie.
Changer d’intervenant pour que l’enfant n’associe pas cet apprentissage à une seule personne. (et donc nécessité d’une coordination précise entre tous les intervenants)
L’utilisation d’un signal sonore (réveil, montre, minuteur …) pour déclencher le passage aux toilettes inciterait à la prise d’initiative. Le signal de départ ne serait, du coup, pas directement lié à une personne et a son aura affectif. Ce « déclencheur » sonore serait donc plus facilement remplacé par l’initiative propre de l’enfant.
Une fois la réussite à peu près stabilisée, certains chercheurs recommandent d’augmenter la prise de liquide le soir, jusqu’à ce que plus aucun incident ne se produise sur une période de 2 semaines.
Certains chercheurs affirment que l’augmentation de la prise de liquide amènerait à une augmentation de la capacité de la vessie.
Si l’utilisation de médicaments peut faciliter l’apprentissage de la propreté pour les personnes déficientes intellectuelles, le taux de rechute serait beaucoup plus élevé.

Des idées probablement fausses :
Il n’y aurait pas de relation entre la quantité de liquide ingérée et l’incontinence de jour des personnes déficientes intellectuelles.
Pour la nuit, la restriction de liquide n’aurait aucun effet bénéfique sur le contrôle nocturne de la vessie, mais elle peut être dommageable à longs termes car elle réduirait sa capacité fonctionnelle.