La surdité de l’enfant -Les signes d’alerte . . .

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Les signes d’alerte . . .Dans le cas, le plus fréquent, où il n’y a pas de pathologie imposant qu’une démarche de dépistage soit mise en œuvre de manière délibérée, il est important d’être attentif à certains signes qui peuvent orienter vers une possible hypoacousie.

Le diagnostic est souvent tardif, surtout s’il s’agit d’un premier enfant car les parents manquent alors de points de repères.

Les signes qui doivent alerter sont :

Chez le nourrisson

·         l’absence de réactions aux bruits et à la voix.

Chez l’enfant de moins de 4 ans

(pendant la période d’acquisition de la parole)

·          l’absence ou le retard dans le développement normal du langage ;

·          l’enfant de plus d’1 an qui ne répond par à l’appel de son prénom ;

·          l’enfant trop calme, inattentif pour tout ce qui n’est pas dans son champ de vision ;

·          la production d’émissions vocales de plus en plus rares et pauvres, parfois même incontrôlées.

Quelques repères importants à connaître :

·          vers 2-4 mois : l’enfant babille même en cas de surdité totale congénitale ;

·          à partir de 4 mois : l’enfant reconnaît les sons « signifiants » (appel, bruit de pas, préparatifs du biberon, …) ;

·          vers 5-6 mois : le babil se développe et est influencé par le dialogue ;

·          de 12 à 17 mois : les premiers mots identifiables par l’entourage proche apparaissent ;

·          vers 18 mois : l’enfant a un stock lexical d’environ 10 à 20 mots ;

·         vers 24 mois : l’enfant associe les mots et peut former de petites phrases.

Chez l’enfant de plus de 4 ans

(en âge scolaire)

·         la régression du langage et de la parole jusqu’à présent normaux : ceci doit faire évoquer l’apparition d’un déficit auditif dans le cadre d’une surdité progressive d’origine génétique ;

·         l’existence de difficultés scolaires (dictées, lecture, écriture) pouvant conduire à un retard scolaire ;

·         l’existence de troubles de l’articulation : confusions de phonèmes entre les consonnes sourdes (p, f, t) ou les consonnes sonores (b, v, d) ;

·         l’existence de troubles du comportement, qui peuvent fausser l’orientation : colères, agressivité, angoisse, apathie, quête affective, conduites d’isolement, …

 

A tout âge

·         tous problèmes ou maladies en relation avec l’appareil auditif : otites à répétition, malformations, … ;

·         l’enfant qui fait répéter ;

·         l’enfant distrait, « dans la lune ».

Notons qu’un enfant déficient auditif peut faire illusion, en se référant à des informations visuelles et/ou tactiles. Le problème du dépistage d’une surdité légère ou même moyenne est difficile car les restes auditifs sont alors suffisants pour rassurer faussement les parents.

Ainsi les pièges sont nombreux.

Tout doute, y compris de la part des parents, doit donc conduire à un examen de la fonction auditive. Cet examen doit être fait par un médecin compétent en audiophonologie et en audiométrie de l’enfant. Rappelons qu’il n’existe pas d’âge limite pour tester la fonction auditive d’un enfant. Il est donc possible de réaliser une audiométrie à un nouveau-né.

La prise en charge de l’enfant sourd ou malentendant relève d’une équipe spécialisée qui peut impliquer :

  • un médecin ORL audio-phonologiste qui assure le diagnostic, le suivi médical, l’orientation et les choix thérapeutiques;
  • un audiométriste et un audioprothésiste qui assurent l’évaluation audiométrique de la surdité, son suivi, l’adaptation de l’appareillage;
  • une orthophoniste qui joue un rôle clé dans l’apprentissage du langage et de la communication, dans l’orientation pédagogique et l’information des parents.

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