La sexualité infantile


La sexualité infantile
  
 

Si la sexualité de l’adolescent est un sujet souvent abordé parles parents ou les éducateurs, leurs connaissances sur la sexualité infantile sont souvent plus floues.

Certes, les théories de Freud, qui font une large place à la sexualité infantile, se sont couramment répandues grâce aux médias, à la presse ou aux ouvrages destinés au grand public.

Mais, les parents, les éducateurs, ont bien souvent dans leur esprit, l’image d’un enfant idéal qui se présenterait sans sexualité. Comme si parler de sexualité infantile pouvait porter atteinte au mythe de l’innocence enfantine chantée par les poètes.

 

Cette page a pour but d’apporter quelques éclaircissements sur ce sujet et de faire réfléchir tous ceux qui préfèrent avoir quelques idées sur la sexualité de leur progéniture plutôt que de n’en rien savoir ou de s’interroger sur le sexe des anges.

Tout d’abord, une mise au point s’avère indispensable.

La sexualité infantile n’est pas de même nature que la sexualité de l’adolescent ou que celle de l’adulte.

Elle s’oppose à la sexualité génitale qui, elle, se développe lorsque les organes génitaux sont arrivés à maturité et que peut s’exercer la fonction reproductrice.

 

 

C’est pour cela que toute relation a caractère sexuel entre un enfant et un adulte est traumatisante pour un enfant et peut occasionner de graves désordres psychiques.

 

Si l’adulte abuseur est une personne ayant autorité sur l’enfant, cela ajoute encore à la gravité du dommage, car tous les repères de sécurité psychique, de confiance en l’adulte, qui est les fondements de l’éducation, s’en trouvent bouleversés.

Rappelons les principaux stades du développement de la libidochez l’enfant selon Freud.

Pour Freud, la personnalité d’un individu s’appuie sur un soubassement essentiel qui s’organise dès la naissance autour de pulsions sexuelles qu’il désigne aussi par le terme « libido ».

A chaque âge de la vie correspond une organisation dominante, ainsi Freud a établi une chronologie des stades de la libido, reprise ensuite par d’autres auteurs, mais il faut bien préciser que ces stades se chevauchent et coexistent tout au long du développement, les grandes organisations prégénitales de l’enfance laissant ensuite la place à la sexualité adulte.

 

 

Le stade oral (de la naissance à deux ans)

Le plaisir de sucer, d’abord lié au besoin physiologique de se nourrir, devient le lieu d’une activité autoérotique qui constitue le premier mode de satisfaction sexuelle.

 

Au plaisir de sucer, s’ajoutent au moment de l’apparition des dents, des fantasmes de morsure et de dévoration

Le stade oral est lié à la relation entre l’enfant et le sein maternel, à la fois bon et mauvais, source de satisfaction et de frustration.

L’émergence d’une sexualité implique donc dès le départ, non seulement une fonction vitale mais aussi une relation à autrui. Il y a d’emblée une dimension objectale (l’objet, c’est le sein maternel) et hétéro-érotique (amour tourné vers l’autre) de la libido.

C’est donc la bouche qui est, pendant cette période, le lieu principal et la source privilégiée du plaisir, d’où le nom de stade oral pour qualifier ce stade.

Cette transformation de la bouche en zone érogène nous fournit un premier exemple du mécanisme fondamental de l’étayage. C’est en effet dans la mesure où la bouche accomplit une fonction nutritive primordiale pour la survie, qu’elle est le siège de stimulation qui vont aboutir à l’éveil d’un plaisir sexuel, lequel sera recherché ensuite pour lui-même.

 

Le stade anal (entre deux et quatre ans)

Ce stade se caractérise par une organisation de la libido placée sous le primat de la zone érogène anale. La relation d’objet est liée à la fonction de défécation sur les modes alternés de l’expulsion et de la rétention

 

Les fèces prennent alors une valeur symbolique (cadeau offert ou refusé à la mère). On voit s’affirmer le sadomasochisme en relation avec le développement de la maîtrise musculaire.

A ce stade aussi, la relation privilégiée à autrui intervient dans la centration de l’intérêt de l’entourage familial sur l’éducation à la propreté.

L’enfant obtient, en utilisant la fonction naturelle de l’excrétion, des marques d’amour ou de réprobation de ses proches.

L’intérêt porté à ce besoin physiologique, peut le mettre dans une position de toute -puissance qu’il n’abandonnera pas toujours facilement.

 

Le stade phallique (entre quatre et six ans), l’Oedipe et la castration

La zone érogène se déplace dans ce stade vers la zone génitale. C’est une sorte de préfiguration de la sexualité définitive de l’adulte.

 

 

Au point de vue de la relation d’objet, le stade phallique se caractérise par la place qu’y prend le complexe d’Oedipe.

L’enfant va éprouver à l’égard de ses parents, alternativement, des désirs amoureux et hostiles. L’enfant découvre la différence des sexes et des sentiments ambivalents d’amour et de jalousie vont naître à l’égard de ses parents.

 

Le petit garçon va redouter la menace paternelle en réponse à ses fantasmes sexuels, il en résulte une angoisse de castrationtandis que la petite fille ressent, selon Freud, l’absence de pénis comme un préjudice qu’elle cherche à nier, compenser ou réparer.

Le désir d’avoir un enfant s’affirme chez la petite fille sous une forme fantasmée.

Mais l’interdit de l’inceste, commun à toutes les civilisations, va agir au plan symbolique. en tout état de causes, le petit garçon et la petite fille vont renoncer à séduire le parent du sexe opposé pour mieux s’identifier au parent du même sexe.

 

 

La période de latence (six à douze ans)

Pendant cette période, un long intermède s’instaure entre la culminance de l’Oedipe et la puberté.

Il ne s’agit pas d’une disparition de la libido mais d’une mise en veilleuse et d’un rejet dans l’inconscient sous l’effet durefoulement.

L’activité sexuelle n’est pas interrompue pour autant, elle fournit une réserve d’énergie qui est, détournée vers des buts autres que sexuels. Elle contribue à la formation des sentiments sociaux, au développement de mouvements de sublimations qui vont soutenir considérablement tous les efforts déployés pour acquérir les savoirs scolaires et culturels

Durant cette période de latence, on assiste aussi à une systématisation du Surmoi, c’est-à-dire à une intériorisation de tous les interdits sociaux  qui sont le fondement de notre morale, et de toute civilisation.

 

Voilà tracées à grands traits, les théories relatives à la sexualité infantile qui sont le plus couramment admises, à l’heure actuelle, par les psychanalystes.

Mais qu’en est-il des croyances de l’enfant, pendant cette période, au sujet de la sexualité des adultes ?

 

Les théories sexuelles infantiles sur la sexualité adulte

Les enfants développent une curiosité précoce, un désir de savoir, qui les pousse à s’interroger sur deux questions essentielles :

la différence des sexes

-l’origine des enfants.

Freud, dans ce domaine….. lire la suite

http://genevieve.cavaye.pagesperso-orange.fr/sexualite.htm

Toute l information nous a été aimablement cédé par GENEVIEVE CAVAYE LAQUELLE NOUS REMERCIONS

titulaire du D.E.S.S. de psychopathologie clinique et du D.E.P.S. (diplôme d’état de psychologie scolaire).

Je propose ce service dans le but d’apporter des éléments de réponses aux questions que se posent tous ceux qui sont en contact avec les enfants : parents, enseignants, éducateurs.