LA SECURITE DES ENFANTS

 

LA SECURITE DES ENFANTS

La sécurité des enfants est un enjeu vital dans l’éducation des enfants. En effet, les parents ont le devoir de veiller à ce que leurs enfants ne prennent pas de risques inutiles mais en même temps ils doivent favoriser les expériences de leurs enfants pour que, petit à petit, ils soient en mesure de découvrir par eux-mêmes et d’explorer le vaste monde. Ces deux exigences sont bien souvent contradictoires et tout l’art d’être parent est de savoir interdire ou autoriser, selon l’âge et le développement de l’enfant, de façon pertinente.

 

La sécurité des jeunes enfants

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Avec les jeunes enfants, les parents doivent exercer une vigilance de tous les instants car le jeune enfant est ignorant du danger et veut tout explorer dès qu’il commence à faire les premiers pas. La surveillance doit être permanente et les parents doivent apprendre à se relayer pour que chacun prenne sa part de cette tâche difficile.

En effet les dangers sont multiples :

– Risques de chute : sur la table à langer, sur la chaise haute ou le relax, dans l’escalier. Penser que l’enfant à toujours beaucoup d’imagination, ce n’est pas parce qu’il n’a jamais pris une chaise pour s’approcher d’une fenêtre qu’il n’en aura pas envie aujourd’hui. Les lits superposés ne sont pas adaptés aux jeunes enfants et le lit supérieur doit être équipé d’une barrière dépassant d’au moins 16 cm. le long des côtés donnant sur le vide.

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– Risque d’intoxication : il faut veiller à laisser les produits ménagers, les remèdes hors de portée de l’enfant, ne jamais transvaser des produits d’entretien dans des récipients alimentaires.

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– Risque de brûlures avec les casseroles sur le feu, penser à garder les queues hors de la portée des petites mains. Avec les barbecues, penser à maintenir les enfants loin du foyer. Ne pas laisser traîner, allumettes et briquets. Etre très attentif aux biberons ou plats réchauffés au micro-onde, ils peuvent occasionner des brûlures même si les parois sont restées tièdes.

– Risque de coupures avec les ustensiles de cuisine. Penser à utiliser des bloque-portes ou des bloque-tiroirs.

 – Risque de noyade: un tout-petit dans la baignoire ne doit être quitté des yeux sous aucun prétexte,un bébé de moins de 30 mois n’a pas la force de se soulever s’il glisse dans quelques centimètres d’eau. Un simple seau ou une bassine remplis d’eau peuvent constituer un danger. Les piscines, en été, doivent être constamment surveillées, surtout tant que les enfants ne savent pas nager. Il ne faut pas oublier que les tout-petits sont attirés par l’eau, il est donc prudent d’entourer la piscine d’une barrière et il ne faut pas se fier aux bâches de protection qui ne sont pas destinées à assurer la sécurité.

– Risque d’étouffement : la position couché sur le côté est désormais préconisée pour les bébés. Veiller à ne pas laisser de petits objets à la portée du tout-petit qui porte tout à sa bouche : piles miniaturisées, bonbons, cacahuètes, ou des petits bouts de n’importe quoi, dénichés dans les jeux des plus grands.

 

La sécurité des enfants

Dès que l’enfant atteint « l’âge de raison » c’est-à-dire qu’il prend conscience de son individualité, vers sept ou huit ans, il est souhaitable qu’il construise un petit univers distinct de celui de ses parents.

Cela suppose de courts déplacements pour aller en visite chez les copains et les copines qui en retour viendront aussi chez lui.

C’est aux parents d’étudier avec leur enfant les dangers qui pourraient se présenter sur le parcours. Il faut savoir qu’un enfant ne dispose pas des mêmes ressources cognitives pour traiter l’information : il ne peut analyser comme un adulte la vitesse d’une voiture ni réfléchir rapidement aux règles de priorité quand elles sont complexes, dans un carrefour par exemple. Donc, les parents devront être attentifs à ne pas surestimer leur enfant et à ne lui proposer que des épreuves qui soient à sa portée et qui ne mettent pas sa sécurité en danger.

Un enfant peut par exemple se déplacer à vélo dan un lotissement à l’abri de la circulation des voitures, il peut ainsi s’entraîner à appliquer des règles simples de sécurité mais il serait imprudent de l’autoriser à s’aventurer sur une voie trop fréquentée.

S’il adore s’exercer en trottinette ou en planche à roulettes sur la voie publique, c’est à vous de vérifier si cela peut se faire sans dommage pour sa sécurité et aussi pour celles des passants. C’est aux parents à expliquer le code de la bonne conduite et à l’appliquer devant l’enfant, notamment, au volant de la voiture. Le meilleur moyen pour éduquer à la sécurité, c’est en effet de montrer l’exemple.

Quoiqu’il en soit toute interdiction donnée par les parents doit être expliquée à l’enfant qui la respectera d’autant mieux que les arguments avancés seront pertinents.

 

La sécurité des adolescents

L’adolescent aspire à une grande indépendance que ce soit au point de vue de ses déplacements, il veut aller où bon lui semble, ou au niveau de ses relations amicales, il veut choisir ses amis, et également au niveau de ses relations affectives, bien évidemment, il n’attend pas le permission de ses parents pour tomber amoureux.

La surveillance des parents relativement à toutes ces aspirations se doit d’être discrète mais réelle.

Les parents doivent s’informer, quand l’adolescent s’éloigne du domicile, sur le mode de transport utilisé, les conditions de sécurité relatives à ce déplacement. C’est de leur devoir d’expliquer les mises en garde contre d’éventuelles imprudences voire d’interdire si besoin est.

Pour les relations amicales ou amoureuses, les parents doivent s’autoriser à intervenir si ces fréquentations paraissent de nature à compromettre la sécurité matérielle ou morale de leur enfant. Bien sûr il s’ensuivra d’inévitables discussions mais si les arguments présentés par les parents sont solides, l’affrontement sera préférable à un laisse- faire préjudiciable pour tous. 

Quoiqu’il en soit, il faut savoir que l’adolescent cherche à tout expérimenter, même ce qui peut lui causer du tort, et s’il s’obstine bien souvent sur ses positions, pour autant, il apprécie que ses parents lui opposent un point de vue différent et il sera toujours sensible à l’intérêt que ses derniers lui portent.

 

En conclusion, il faut souligner que l’enfant est un être en constant développement physiologique et psychologique. C’est pourquoi, les parents se laissent souvent surprendre par la rapidité de certains de ses progrès psychomoteurs. Chaque période de son développement amène de nouveaux risques qu’il faut savoir anticiper.

De plus, l’enfant ignore le danger, avant l’âge de 10 ans, il n’interprète pas toujours correctement le informations visuelles et auditives qu’il reçoit, ses difficultés perceptives associées à une impulsivité et une égocentricité fortes ainsi qu’à un imaginaire souvent puissant, l’exposent davantage au risque d’accident.

Au cours des deux première années de la vie, la prévention passe essentiellement par la surveillance, la mise à l’écart de tout ce qui peut être dangereux pour lui. Au delà, il faut agir aussi sur son comportement en profitant de toutes les occasions pour mettre en oeuvre une éducation visant à le sensibiliser aux risques de son univers familier et à ses propres limites.

Ce n’est pas un chose aisée car il s’agit de trouver le juste milieu entre une surprotection susceptible d’entraver son autonomie, un excès d’interdits qui l’amènerait à vouloir les transgresser sans avoir conscience de ses limites, ou, au contraire, une trop grande permissivité pouvant l’exposer à des situations qu’il n’est pas encore capable d’assumer.

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