LA JALOUSIE EST UNE LUTTE POUR L AMOUR DES PARENTS

Depuis des siècles, frères et soeurs ont été des rivaux. De nos jours, nous les considérons comme des égaux. L’aîné n’a plus tous les privilèges réservés à sa place dans la fatrie (héritage…) mais la rivalité fraternelle, la jalousie existera toujours.

          

La jalousie est une lutte pour l’amour des parents. L’amour entre frères et soeurs n’est pas obligatoire même si c’est le souhait des parents.

Attention aux comparaisons, l’adulte ne se rend pas compte du mal fait à l’enfant et il envenime la situation de jalousie. Ce n’est pas facile pour l’ainé de partager sa place. De plus, souvent, c’est aussi le départ pour l’école, c’est donc doublement douloureux de laisser le petit frère (ou soeur) avec maman.

Même si cela est difficile à gérer, les adultes doivent être patients et doivent comprendre l’enfant sans lui dire des phrases qui le renvoient à son désespoir : tu es méchant, c’est ton petit frère, tu dois l’aimer…

On demande à l’enfant jaloux d’être raisonnable, en agissant ainsi on fait comme s’il était responsable de ses émotions excessives. On ne peut pas demander à l’enfant de ne plus vous aimer.

Avoir un frère ou une soeur, c’est comprendre qu’on est pas unique. Il faut partager. Ce n’est pas facile. L’enfant ressent des sentiments complexes  : peur de perdre l’amour de ses parents, se sent blessé dans son image, pense ne plus plaire, haine envers son rival.

La jalousie est une souffrance et une absence de confiance en soi et en l’autre. Elle est certes naturelle mais elle peut aussi être entretenue par des pratiques éducatives adultes inappropriées, à ne pas juger mais à comprendre : pourquoi l’enfant ne croit-il pas en lui ? pourquoi doute-t-il de la force de l’adulte à l’aimer ?qu’a-t-il peur de perdre ?   

L’enfant jaloux a besoin d’être rassuré, tout simplement, sur la valeur qu’il a à nos yeux. Il a le droit d’être jaloux (même longtemps) les adultes doivent simplement l’aider à maitriser ses pulsions. Le petit frère (ou soeur) doit le respecter aussi, respecter ses affaires, sa chambre. Une jalousie non comprise peut entrainer l’enfant à somatiser.

Les liens fraternels se créent pendant l’enfance, changent à l’arrivée des conjoints, se reforment au décès des parents.

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CONSEILS

Ne le culpabilisez pas
– Evitez les « C’est pas beau d’être jaloux » ou « Que tu es jaloux ! »… qui ont tout pour le culpabiliser davantage. Dites-lui plutôt que vous comprenez sa jalousie « mais que dans la vie, l’égalité n’existe pas. Il y a toujours quelqu’un qui a plus que toi, mais aussi quelqu’un qui en a moins. » Attention à ne pas tomber dans l’excès inverse en disant « il y a des enfants qui n’ont rien, alors ne te plains pas ! », cela va le culpabiliser et il risque de ne plus oser exprimer ses sentiments. Optez pour la juste mesure : une attitude d’ouverture sans être moralisateur (un exercice périlleux, mais que vous maîtriserez rapidement !).
– Mieux vaut ne pas parler de sa jalousie à d’autres personnes en sa présence. Ses sentiments font partie de sa vie intime et une réunion de famille n’est franchement pas le lieu idéal pour dévoiler un ressenti aussi difficile et culpabilisant !

Aidez-le à prendre sa place au sein de la famille
Une tentation à éviter : vouloir tout faire à égalité.  » La prévention de la jalousie ne passe pas par l’égalité à tout prix, mais par l’individualisation et l’acceptation des différences, assure Lyliane Nemet-Pier. Il est important de différencier chaque enfant en lui donnant la place de son âge. » Evitez donc de mettre tous vos bambins dans le même « sac ». Chacun a ses propres centres d’intérêts. En plus, vos enfants apprécieront de passer du temps en tête-à-tête avec papa ou maman sans le petit (ou le grand) frère !

Bien sûr, pas question d’arrêter les activités en famille. Autre moment délicat à gérer : les anniversaires. Ils sont souvent synonymes de frustration pour l’enfant qui n’est pas à l’honneur. Du coup, vous êtes tentés de compenser cette frustration en offrant à tous des cadeaux. « Mais l’anniversaire est une étape fondamentale pour grandir et doit rester une fête pour celui qui souffle ses bougies, affirme la spécialiste. Offrir des cadeaux à tous les enfants gâche le plaisir de celui qui fête son anniversaire. Il est préférable d’apprendre à chacun à attendre son tour et à différer la réalisation de ses désirs. »

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