La dyspraxie au quotidien

 

La dyspraxie au quotidien :

La dyspraxie : qu’est-ce que c’est ?Les conséquences : scolaires : écriture, lecture, maths … et le reste

-Vie quotidienne et loisirs

-Comprendre ce handicap

-La double tâche

-Les implications thérapeutiques

-Les conséquences pour l’orientation professionnelle

-Trouble de l’apprentissage gestuel
Geste = ensemble de mouvements coordonnés dans le temps et l’espace en vue de la réalisation d’une action volontaire
-En l’absence de déficience mentale ou de tr. psychiatrique:

• de trouble neuro-moteur, neuro-sensoriel, neuro-musculaire
• alors que l’enfant a été soumis à un apprentissage habituel.

QUEL MANIFESTATION CHEZ L ENFANT?

SIGNES  NÉGATIFS 

-Lenteur
-Couper sa viande, éplucher une orange, une pomme, …
-Se laver, s’habiller
-Dessiner, coller, découper, plier, bricoler
-Jeux de cubes, de construction, d’adresse, …(risque d’isolement social dans les communautés d’enfants)

SIGNES POSITIFS

-Graphisme

-Sur-entraînement verbal

-Préférence pour loisirs : écoute musique, jeux vidéos, cinéma, théâtre, visites diverses

P-référence pour jeux : de rôles, histoires, imaginaire

-Préférence pour la compagnie des adultes

La dyspraxie au quotidien :

Dyspra...quoi?

  (- Espace pédagogique le premier degré, Académie de Poitiers)

La dyspraxie handicape l’enfant dans sa vie quotidienne et dans sa scolarité. Mieux la diagnostiquer, mieux la comprendre permet de mieux la prendre en compte. Ainsi certains troubles associés (les troubles de l’attention, notamment) sont à traiter en priorité : « tant que l’enfant n’est pas capable de maîtriser son attention, sa concentration, sa dispersion, les autres aides qu’on lui apporte sont sans effet ». Une fois le diagnostic posé, il s’agit d’aider l’enfant et pour cela mettre en place avec l’enseignant référent un projet personnalisé de scolarisation.

  • La dyspraxie : qu’est-ce que c’est ?

  • Les conséquences

    • Scolaires : écriture, lecture, maths… et le reste
    • Vie quotidienne et loisirs
  • Comprendre ce handicap

    • La double tâche
    • Les implications thérapeutiques
    • Les conséquences pour l’orientation professionnelle
  • La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue. C’est une apraxie d’origine développementale.

    La dyspraxie de développement est un handicap peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Les premiers travaux en France datent pourtant de 1964 (Stambak et al. 1964). La dyspraxie de développement passe souvent inaperçue car elle n’est pas recherchée. Elle est parfois mise, à tort, sur le compte d’un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté. Il existe de nombreux types de dyspraxies qui sont alors des symptômes pouvant être présents dans différents troubles ou syndromes et relever d’étiologies diverses.

  • Symptômes possibles

    • troubles du développement moteurs : maladresse, difficulté à exécuter des mouvements volontaires et coordonnés (marche, bicyclette, nage, jeux de balle, couper sa viande, s’habiller, se brosser les dents, nouer ses lacets)
    • dysgraphie : difficulté à écrire à la main et à automatiser l’écriture manuelle
    • troubles oculaires (oculomoteurs) : saccades et poursuite oculaire, fixation oculaire : difficultés à lire, à suivre sa ligne, à se repérer sur une page et à adopter une stratégie d’exploration de la page
    • troubles de la parole : apraxie bucco-linguo-faciale, difficultés d’élocution
    • troubles orthophoniques (pseudo-dyslexie entraînée par la dyspraxie), difficultés du langage écrit
    • troubles logico-mathématiques : difficulté à poser des opérations en colonnes, à appréhender les faits mathématiques, problèmes de séquences, difficulté à se positionner dans le temps
    • parmi les conséquences possibles : un manque de soin, une apparence physique négligée et un manque de confiance en soi dû au ressenti de l’enfant dyspraxique de sa différence. Les enfants dyspraxiques peuvent avoir une tendance à se refermer sur eux-mêmes ce qui peut avoir des conséquences sur la vie sociale.

    Causes possibles

  • La plupart des causes sont inconnues, mais l’on a remarqué que les grands prématurés sont souvent dyspraxiques.
  • Anomalies du cerveau

    Elles se retrouvent quelquefois chez les prématurés

    Accidents à la naissance : anoxie, AVC…

    La dyspraxie est souvent associée à la prématurité et à la précocité et elle est combinée avec un Trouble du déficit de l’attention dans plus de la moitié des cas, ou avec d’autres troubles des apprentissages (dyscalculie, dysorthographie,dysgraphie).Attention, il ne faut pas confondre dyspraxie et apraxie. Dans le premier cas, les troubles sont présents avant la naissance.

    Trouble développemental

    Certaines zones du cerveau, impliquées dans l’apprentissage, sont non fonctionnelles. La dyspraxie est considérée comme développementale, c’est-à-dire sans étiologie identifiée.

    Diagnostic

    La dyspraxie est un diagnostic d’exclusion: l’évaluation d’un médecin, souvent un spécialiste en neuropédiatrie ou pédiatre, est nécessaire pour éliminer les causes neurologiques (déficience motrice cérébrale, atteinte lésionnelle, ataxie), génétiques (syndrome de Sotos, syndrome de Turner ou autres), sensorielles ou métaboliques. Ce diagnostic différentiel est complexe et bien souvent, des évaluations complémentaires en neuropsychologie et psychomotricité sont demandées afin d’aider à préciser le diagnostic. Si les troubles du geste moteur s’expliquent davantage par un autre diagnostic médical (déficience intellectuelle, trisomie 21, trouble envahissant du développement par exemple), on parle alors de troubles praxiques associés plutôt que de dyspraxie.

    Le suivi

    Le suivi est de longue haleine, car il nécessite diverses prises en charge.

    Généralement psychomotricien, ergothérapeute et logopède (orthophoniste) sont les rééducateurs de première instance. Il convient après, selon les résultats des bilans (orthophoniques, neuro-visuels réalisés par les orthoptistes), de compléter (sans surcharger) pour améliorer la situation. Il existe également des approches à base de prismes et de semelles orthopédiques, qui relève plutôt du traitement des syndromes de déficience posturale.

    Scolarisation

    Pour la plupart des enfants dyspraxiques, la scolarisation représentera un défi important. Les difficultés de manipulation des outils scolaires (gomme à effacer, règle, ciseau et autres), à l’écriture (dysgraphie), en dessin et dans les activités motrices(éducation physique) interfèrent avec les apprentissages de l’enfant et sa réussite.

    Pour pallier les incapacités de l’enfant, certaines tâches scolaires seront donc réaménagées de façon à compenser ou même contourner les obstacles à l’apprentissage. L’élaboration d’un plan individualisé de scolarisation sera une étape importante de ce processus, car il permettra d’identifier les limitations de l’enfant ainsi que la mise en place de solutions adaptées au profil d’incapacités du jeune.

    L’élève peut aussi avoir recours à la technologie pour faciliter son apprentissage notamment en ce qui a trait aux langues. En effet, l’utilisation de logiciels tels que WordQ aide l’élève à voir ses erreurs et ainsi les corriger.

  • REEDUCATION

    Il s’agira de proposer des exercices consistant à harmoniser les mécanismes de fixation, poursuites et saccades oculaires, et à développer les stratégies visuelles adaptées à la tâche (lecture, écriture, géométrie, copie du tableau, reproduction de figures, etc.).

    La première étape de la rééducation consistera à obtenir une bonne qualité de l’oculomotricité par le travail des mécanismes de fixation, poursuites, saccades, vergences, ccordination oeil-tête et coordination oculomanuelle.

    Une fois l’oculomotrice rééduquée, un bilan intermédiaire est réalisé qui permet de constater si les progrès obtenus au niveau oculomoteur ont permis à l’enfant de normaliser sa vision fonctionelle. Si ce n’est pas le cas, une deuxième étape permettra de donner à l’enfant des outils pour compenser un éventuel déficit visuo-attentionnel ou visuo-spatial et l’aider ainsi dans ses apprentissages.

    La rééducation orthoptique des troubles neurovisuels fait souvent partie d’une prise en charge pluridisciplinaire dans le cadre d’un trouble spécifique d’apprentissage, comme par exemple des dyslexies ou des dyspraxies.

     

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