IMPORTANCE D’UN DEVELOPPEMENT COORDONNE A TRAVERS LA PSYCHOMOTRICITE

L IMPORTANCE D UN DÉVELOPPEMENT COORDONNE A TRAVERS LA PSYCHOMOTRICITE


La psychomotricité est l’ensemble des fonctions motrices tenant compte les fonctions des activités.
Comme être humain au sein de son système psychique :
-familial
-social
-scolaire
-professionnel.
Comme être humain au sein de son système moteur et corporel :
-corps propre
-corps en relation
-vécu et mémoire corporelle

Le matériel clinique des psychomotriciens repose sur l’évaluation de différentes notions : l’axe corporel, la perception sensori-motrice, la mémoire corporelle, le tonus, la latéralité, le schéma corporel, l’image du corps, l’espace, le temps, les coordinations, les praxies… Cependant, l’observation ou le bilan psychomoteur met également l’accent sur la globalité psychomotrice du patient, ce dernier étant plus que la somme de ces différents éléments qui interagissent entre eux.

L’intervention en psychomotricité s’organise selon l’une de ces quatre techniques :
– psychosensorielle : fondée sur une exploration passive et introspective de la sensorialité (relaxation, toucher thérapeutique, enveloppement humide…)
– sensorimotrice : fondée sur une exploration active et introspective de la sensorialité (hydrothérapie…)
– perceptivo-motrice : met l’accent sur la dynamique et la production du mouvement, en vue d’intervenir sur l’environnement (parcours psychomoteur, tai chi chuan…)
– expressive : s’appuie sur l’expression d’un contenu interne par la production d’un contenu externe (danse, techniques théâtrales telles le mime ou le jeu dramatique, techniques à support artistique telles les activités graphiques ou le modelage…)

Les troubles du mouvement.
Une interaction avec l’équilibre interne de l’enfant.
Un enfant souffrant de troubles dans le domaine du mouvement est souvent soumis à des situations de stress, par exemple:
• Quand il n’arrive pas à attraper la balle.
• Quand sa petite sœur dessine et bricole mieux que lui.
• Quand il renverse une fois de plus un verre sur la table.
• Quand il n’ose pas grimper en hauteur sur la place de jeux.
• Quand il doit apprendre à rouler en vélo ou faire du ski.
• Quand il tremble en écrivant ou quand les lettres et les chiffres n’entrent pas dans les cases.
• Quand ses camarades se moquent de lui à cause de ses mouvements maladroits.
• Quand il faut sans cesse lui dire de se calmer.
Si ces situations se répètent souvent, l’enfant se résigne ou il se rebelle, devient agité et récolte alors encore plus de remontrances. Les deux comportements aggravent la situation et mettent en péril son développement.

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Les enfants souffrants de difficultés psychomotrices se font remarquer à l’école par leur comportement. Ils ont souvent une faible capacité de concentration et des difficultés d’apprentissage.
Ils attirent l’attention sur eux pendant les heures de gymnastique, de dessin ou d’écriture. Ils se heurtent aux autres à cause de leur comportement social et sont limités dans leurs possibilités de développement, d’apprentissage et d’expression. Ils souffrent souvent d’un manque d’assurance.
Les troubles psychomoteurs.


Des émotions mobiles.
Si l’équilibre entre perception, pensée, sensorialité et action est perturbé, cela peut entraîner des troubles psychomoteurs. Une thérapie de la psychomotricité est indiquée lorsque les troubles touchent les domaines suivants en ayant des effets sur l’adaptation de la personne à son environnement:
• La motricité globale et fine (équilibre, coordination, graphomotricité, etc.)
• La planification et la réalisation du geste (praxies)
• La perception (y compris surdité, malvoyance)
• Le tonus (crispations, manque de tonus, tics et bégaiement)
• L’orientation spatiale et temporelle
• La latéralisation (quelle est la main dominante?)
• L’acquisition de l’écriture
• La communication (verbale, non verbale)
• Le comportement (agitation, agressivité, impulsivité, inhibition, etc.)
• L’attention et la concentration (avec ou sans hyperactivité)
• Les facultés d’apprentissage.


CORPORALITE : concept plus vaste que la corporéité, terme qui signifie tout ce qui se rapporte au corps
CORPOREITE : ensemble du fonctionnement corporel d’un point de vue relationnel et émotionnel

PSYCHOCORPOREL : désigne le psychisme et le corporel. Ce terme ne doit pas être compris comme une juxtaposition entre ces deux notions, mais considéré comme un tout indissociable dans la globalité de l’être humain.

IMAGE DU CORPS : concept issu de la psychanalyse, qui désigne l’ensemble des représentations mentales du corps. Elles sont toujours colorées émotionnellement, varient dans le temps, et sont en lien avec la relation à l’autre

SCHEMA CORPOREL (=POSTURAL) : réalité physiologique issue des recherches en neurosciences, qui considère le corps comme un référent spatio-temporel pour le mouvement. Il varie dans le temps et s’établit sur des impressions sensorielles, proprioceptives, labyrinthiques, posturales et motrices

ATTITUDE CORPORELLE : organisation tonique relativement constante

POSTURE : manière de se tenir physiquement et psychiquement, organisation des différentes parties du corps qui prépare le mouvement

SOMATOGNOSIE : conscience et/ou reconnaissance d’une partie ou de la totalité du corps

LATERALISATION : processus physiologique qui aboutit à une latéralité
LATERALITE : prévalence d’un côté du corps sur l’autre pour accomplir les actes moteurs et les fonctions perceptives (sensorielles, vue, ouie, etc.) On distingue :
LATERALITE NEUROLOGIQUE : dominance latérale en lien avec le mouvement et qui s’exprime dans la différence de tonus entre les deux hémicorps
LATERALITE GESTUELLE INNEE (=PSYCHOSOCIALE) : prévalence d’un membre pour effectuer sans réfléchir une tâche ayant une intentionnalité, sur imitation par exemple. Cette latéralité met en jeu des habitudes gestuelles non apprises, mais qui concernent la relation à autrui et se transmettent de génération en génération dès la naissance, d’où l’appellation de psychosociale ou gestuelle innée.
LATERALITE FONCTIONNELLE (=D’USAGE =D’UTILISATION =INSTRUMENTALE =USUELLE) : dominance latérale qui s’exprime dans les activités apprises entrant dans un système culturel donné. Ces activités sont toujours de l’ordre du cognitif, c’est le cas par exemple de l’écriture

EQUILIBRE : capacité à répartir son poids de manière homogène dans chacun des hémicorps, en réponse à des sensations plantaires, kinesthésiques et labyrinthiques. On distingue :

EQUILIBRE STATIQUE : capacité à faire tenir son propre corps sur une superficie immobile et dans une posture bi- ou unipodale
EQUILIBRE DE SOUTIEN : capacité, quelle que soit la posture, à faire tenir son propre corps sur une surface limitée ou un objet
EQUILIBRE DYNAMIQUE : capacité à conserver une posture sur une superficie en mouvement. Ce dernier équilibre fait intervenir une dimension tonico-posturale, mais également temporelle

PROGRAMME STIMULATION PRECOCE Ce programme est conçu pour des enfants qui on entre 1 mois et 2 ans