J AI VÉCU AVEC UNE SCHIZOPHRÈNE PENDANT 6 MOIS POUR SAVOIR DE CETTE MALADIE

 

J AI VÉCU AVEC UNE SKIZOPHRENE PENDANT 6 MOIS

La patiente de 44 ans divorcé  et mère d’un jeune homme de 20 ans qui n’habitait plus chez sa mère, avait besoin d’avoir un suivi , pour multiples raisons et étant donné qu’elle était inscrite aux thérapie  de mon centre pour adulte handicapés mentaux et malades mentaux, moi à l’époque je disposait de ma vie, puisque j’étais  aussi  libre, donc je me suis offerte à la famille pour la guider à son domicile pendant un temps, pendant 6 mois

Elle avait été une jeune fille très belle, elle aimait se coiffer , se maquiller, elle aimait la propreté, mais un jour à ses 24 ans elle tomba dans une crise de colère très grave, elle était déjà marié et mère de son fils, personne savait ce qu’elle avait, la seule chose que tout le monde disait, qu’elle n’était pas faites pour vivre en couple

Son mari la laissa, et sa famille lui enleva son fils, car elle passait plus du tems à déambuler dans les rues, à boire et monter des spectacles incompréhensibles pour ceux qui ne savait pas que ce qu’elle avait c’était des crises de skizophrénie

Un jour le Samu l’emmène d’urgence à l’hôpital, car elle avait eu une grave crise au beau milieu d’un boulevard

Sale, soul à mourir elle hurlait  ATTENTION ILS SONT LA!!!!! PARTEZ ILS SONT LA!!!!

LA KGB EST LAAAAAAAAAAA ET LA CIA VA LES TUER

Tout d’un coup le diagnostique, une skizophrénie, aggravé par le taux d’alcoolisme faisait d’elle une personne très dangereuse, elle fut prise en charge à l’hôpital Psychiatrique pendant de longues années, et un jour je l’a connaît

On me dit de chercher quelqu’un pour qu’elle puisse la vigiler chez elle, alors j’y pense, bon je n’y pense pas car tout de suite l’histoire me plaît, telle expérience me séduit et me voila engagé, je déménage le lendemain, bien entendu avant j’avais écouté  « TU ES FOLLE TU TE RENDS COMPTE » OUIIIIIIIIIIIII mais c’était passionnant

Les journées ont les passaient au centre, mais à partir de 19h on rentrait à la maison, mais au début elle rentrait toute seule, jusqu’au jour que je décide la suivre, bien sur elle faisait des visites aux bars du quartier, je me présente devant elle et même qu’elle venait de boire dans une bouteille de bière elle me disait qu’elle avait seulement bu de l’eau, j’ai fait le tour des bars du quartier bras dessus bras dessous, et j’ai averti à tous qu’on lui avait interdire la boisson , seulement de  l’eau ou un café

On arrive à la maison et elle se met à gueuler  avec grand désespoir «  » » ILS SONT LA ILS SONT LA KGB EST LA CIA ATTENTION NADINE NE LAISSE PAS QU ILS SE VOIENT  ENTRE EUX » » »

Les crises duraient parfois plusieurs heures, jusqu’au moment que j’arrivais à lui faire comprendre que c’était seulement à cause de sa maladie qu’elle était comme sa, on pleurait parfois aussi ensemble et on riait ensemble beaucoup d’autres fois

Parfois à 4 heures du matin elle criait sa douleur de tête car une forte lumière lui opprimait le crâne et que c’était impossible de continuer à vivre

Les médicaments parfois ne la calmait pas aussi vite que j’aurai souhaité, si non qu’il fallait passer des longues heures  à lui parler, à lui faire comprendre que tout était produit de son mal

Quand elle se calmait elle s’endormait et moi aussi, je coinçais  la porte de ma chambre avec une chaise, peur ? Non pas du tout, je voulais me calmer et me reposer, pour au cas cela recommençait un peu plus tard, dure tâche la mienne, mais une expérience comme celle-ci ne se présente presque jamais

Notre vie en commun devait être avoir des normes très rigides, inflexibles, sans baisser les bras ni un seul moment

Au bout d’un temps 6 mois, je décide que mon temps c’était écoulé, car je voyais des changements sérieux, une prise de conscience comme femme, propreté, langage, foyer

Au début elle mangeait les patates crues, elle me volait tous les aliments que j’avais pour me nourrir le soir, pour cela parfois je dînais avant de rentrer, elle n’arrivait pas en principe à avoir un repaire de vie, mais on y est arrivée

Le jour ou lui ai dit que je partais elle a paniqué, elle ne voulait pas m’écouter, elle disait que non, mais à la fin je l’ai convaincu, en lui disant que je l’a voyais très bien et que je voulais voir si elle était capable de mener une vie par elle même

Les relations avec les hommes, celles-ci au début était entre deux poubelles dans la rue, en montant les escaliers à son appartement, dans le couloir de l’appartement, sur le WC, bien entendu que je sortais et je renvoyais l’amoureux, qui sur n’arriverait pas du tout à retrouver le chemin de son banc du parque ou peut-être de son domicile (je le doute qu’ils en avaient) et bien sur ni se rappeler de son escarmouche amoureuse, tout cela du début  c’était fini, elle avait bien changé

Je suis partie chez moi, et après je suis partie de chez moi je suis venu vivre au Maroc, je me souviens l’avoir vue un temps après d’avoir fermé mon centre, dans le même état qu’au début de la connaître, ou sa famille ??  Et bien comme au début je pense,  Ils passent au 100%, d’elle, son fils le premier,  dommage car avec vigilance et soins elle vivrait comme n’importe qu’elle autre femme de son âge mais de cette manière, jusqu’à ce que Dieu le veuille

Mon expérience positive car je sais beaucoup plus de cette maladie que beaucoup d’autres personnes, mais à la foi je suis triste chaque foi que je pense  ce qu’elle a du devenir