HISTOIRE DES PLANTES MÉDICINALES

Au fil des siècles, diverses pratiques ont été développées pour extraire les principes actifs des plantes. Suivez le chemin de nos ancêtres et découvrez, plante par plante, leurs vertus bienfaisantes.

  

La médecine par les plantes est née en Inde près de 5000 ans avant JC et s’est propagée en même temps que le bouddhisme dans toute l’Asie.
A cette époque, les maîtres spirituels d’Inde transmettaient oralement la science médicinale des plantes. Le premier texte connu sur les vertus médicinales des plantes n’a été gravé que 2000 ans plus tard, sur des tablettes d’argile par les Sumériens, en basse Mésopotamie. Depuis, l’homme cherche inlassablement à percer leurs mystères et à en découvrir l’ensemble des qualités thérapeutiques.

En Chine, dès le 1er siècle, 250 plantes médicinales étaient cataloguées suivant leurs lieux de production, leur mode de préparation et leur action sur un organe précis. Élaborée à partir de la combinaison de deux systèmes de pensées (le yin et le yang d’un côté et la théorie des cinq éléments de l’autre : eau, feu, terre, métal et bois), l’utilisation thérapeutique chinoise des plantes gagnera le Japon dès le VIème siècle sous le nom de Kampo.

 

 

A cette époque en Occident, le médecin grec Hippocrate avait déjà posé (au 1er siècle avant J.C) les grands principes curatifs de plus de 200 variétés de plantes actives sur la beauté et la santé des femmes. Au Moyen-Âge, les plantes sont largement associées à la médecine. Les premières boutiques d’apothicaires apparaissent en Europe au 13ème siècle et les plantes locales s’utilisent massivement dans des tisanes, des décoctions ou en onguents. L’ouverture de nouvelles routes maritimes vers l’Orient permet d’enrichir la pharmacopée végétale occidentale de nouvelles plantes et épices (le camphre, le gingembre, la cannelle…) qui vont apporter leur lot de vertus.

  

Le travail des chimistes du XIXème siècle va permettre une identification plus précise des agents actifs des plantes et une meilleure définition de leurs vertus. Les progrès de la science dans les années 30, permettront également un rapprochement significatif entre la pharmacopée végétale et la médecine plus « classique » basée sur la chimiothérapie. Différents principes actifs de plantes ont ainsi pu émerger : la morphine, la quinine, etc … permettant la reproduction par synthèse de remèdes et donc la découverte de nouveaux médicaments.

 

Depuis quelques décennies, l’ère du bien être, la recherche d’une vie saine, le retour aux choses essentielles, à la nature, fait renaître un enthousiasme certain pour les plantes. La phytothérapie, médecine douce par excellence, propose des remèdes à base de plantes adaptés au mal à traiter et pouvant être prescrits sous forme de tisane, de sirop ou encore d’inhalation. Ainsi, les recherches actuelles ont confirmé la pertinence des méthodes empiriques du passé appliquées aux plantes.

source: www.latisaniere.com