Essaouira

MES ANCÊTRES DU CÔTE DE MON GRAND- PÈRE

MATERNELLE SONT DE CETTE VILLE

(en arabe : الصويرة, transcription : Al-Suwayra, « la bien dessinée »)

      

Au xive siècle, les marins portugais mesurent tous les avantages de cette baie et baptisent la ville Mogdura, déformation probable du nom de Sidi Mogdoul, un marabout local.

           

LesPortugais font de la cité un important comptoir commercial. En 1506, ils y construisent un petit port et plusieurs remparts, ce qui confère à la ville sa configuration spécifique. Une forteresse tellement utile qui atténue son caractère vulnérable en raison de sa trop grande exposition. Les Portugais encouragent à l’époque l’exploitation intensive de la canne à sucre.

           

Les Juifs ont un statut spécial d’intermédiaires entre le sultan et les puissances étrangères, obligées d’installer à Essaouira une Maison consulaire ; il y en a jusque dix dans laKasbah. On les appelle les « négociants du roi » ou les « représentants consulaires ». Ils ont, par exemple, le monopole de la vente du blé aux chrétiens, celle-ci étant interdite aux musulmans.

       

Mogador est bombardée et prise le 15 août 1844 par les Français.

Essaouira (en arabe : الصويرة, transcription : Al-Suwayra, « la bien dessinée ») est une ville portuaire du Maroc, sur la côteatlantique comptant environ 70 000 habitants, chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants.

      

Elle a aussi été appelée Tassourt ou Amogdul (« la bien gardée ») en berbère, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et « Mogador » en français1.

Sa médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Antiquité[modifier]

D’après la tradition, après la fondation de Carthage en 814 av. J.-C. des marchands puniques se dirigent vers l’extrême Occident, et passent les colonnes d’Hercule vers la côte atlantique méridionale pour y installer des échelles, des comptoirs. Ils y nouent des contacts commerciaux avec les populations indigènes, ainsi que le décrit Hérodote

            

Plusieurs chercheurs3 identifient l’île de Kernè (ou Cerné) décrite dans le Périple du général et navigateur carthaginoisHannon, probablement au VIe siècle av. J.-C., à l’îlot au large d’Essaouira4. Certains évoquent la fondation d’une colonie – ou le peuplement d’une colonie préexistante – par le général carthaginois, dès cette époque3 : protégé des alizés et riche en eau potable, elle pourrait avoir servi de poste avancé sur la route du Cap-Vert et de l’Équateur.

         

L’archéologie atteste, en tout état de cause, d’une présence phénicienne remontant au milieu du viie siècle av. J.-C. sur l’îlot de Mogador, constituant la position la plus méridionale phénicienne actuellement trouvée3. C’est sur cet îlot distant d’un kilomètre de la ville actuelle qu’une campagne de fouilles sur la partie est a mis au jour différentes strates d’occupations, phénicienne, berbère puis romaine. La strate phénicienne, qui est composée d’un petit établissement d’un hectare, a livré parmi de nombreux fragments de vases et de tessons phénico-chypriotes et grecs5, un vase portant des graffiti qui constituent la plus ancienne inscription phénicienne trouvée au Maroc3 ; les fouilles révèlent un habitat sommaire qui pousse les chercheurs à envisager une occupation saisonnière et précaire du site dans ce « comptoir extrême »6 ni base permanente, ni simple escale5.

       

Le site semble avoir été abandonné à la fin du vie siècle av. J.-C., puis à nouveau sporadiquement fréquenté aux cours des ive et iiie siècle av. J.-C. avant de retrouver une occupation régulière à partir du règne de Juba II dans les dernières décennies du ier siècle av. J.-C.5.

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