ESPAGNE CETTE GRANDE INCONNUE …. COMMUNAUTÉ DE GALICIA

La Galice doit donc son nom aux Gallaeci, nom donné par les auteurs anciens aux peuples de cette région (en fait d’une zone allant jusqu’au fleuveDouro). La Gallaecia devient une province romaine dotée d’une certaine autonomie avec ses propres capitales (Braga, Lugo et Astorga).

 

 

 

 

 

 

 

 

La conquête romaine (137-22 avant Jésus-Christ), motivée par la richesse en minerais, a créé, au fil des siècles, une culture où les éléments indigènes se sont manifestés avec une force croissante. Les voies romaines, les ponts (Bibei, Ourense), les murailles (Lugo) et les exploitations agricoles autour des villae changent peu à peu l’image du pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’influence la plus durable laissée par les Romains demeure la langue galicienne qui se développe à partir du latin vulgaire parlé dans cette région.

Les royaumes suève et wisigoth

Le royaume suève
Dynastie suève (Ve-VIesiècles)
vert pré : limites de la province romaine
rose : région ayant changé d’autorité
vert : limites du royaume desSuèves

Article détaillé : Royaume suève.

Au cours des dernières décennies de l’Empire romain d’Occident, au début des grandes invasions germaniques, les Suèves, un peuple établi entre leRhin et le Danube, arrivent dans la péninsule Ibérique en 409 avec d’autres tribus germaniques. Le royaume suève dure presque deux siècles (409-585) avant d’être intégré au royaume wisigoth.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le christianisme change progressivement la religiosité populaire, même si celle-ci subsiste à travers des mythes, des rites et des symbolismes particulièrement riches. Au ive siècle, les premiers sièges épiscopaux font leur apparition, les doctrines priscillianistes ayant un singulier succès dans le monde rural. Priscillien finit par être exécuté, accusé de magie et d’orgies sexuelles mais il fut considéré dans la Gallaecia comme un martyr, à un tel point que les évêques galiciens, au cours du synode de Tolède de 396, refusèrent de considérer les priscillianistes comme des martyrs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 425-426, les Vandales, un autre peuple germanique, refoulent les Suèves et s’établissent également en Galice. Après une époque initiale de conflits, Galiciens, Suèves et Vandales s’allient et fondent un royaume qui dure un siècle et demi. Puis, le roi wisigoth Léovigild annexe, en 585, le royaume suève de Galice, qui devint alors une unité administrative du royaume wisigoth. Au cours des quelques siècles qui suivirent, les divers peuples composant la Galice, c’est-à-dire les Galéïco-Romains, les Suèves, les Vandales, et les Wisigoths, s’intégrèrent socialement et linguistiquement, puis fortifièrent leur royaume. Ce fut une époque d’âge d’or pour la Galice qui s’étendit sur presque toute la côte ouest de la péninsule (le nord du Portugal actuel). En711, les Maures mirent fin à la domination wisigothe sur l’ensemble de la péninsule ibérique, mais l’influence arabe demeura toujours faible en Galice.

Villes de Galice

La Galice se caractérise, à la différence d’autres régions espagnoles, par l’absence d’une métropole dominant le territoire. En effet, le maillage urbain est constitué de plusieurs villes moyennes :

  • Vigo (300 000 habitants)
  • A Coruña (250 000 habitants, chef-lieu de province)
  • Ourense (110 000 habitants, chef-lieu de province)
  • Lugo (95 000 habitants, chef-lieu de province)
  • Saint-Jacques-de-Compostelle (90 000 habitants, capitale)
  • Ferrol (80 000 habitants)
  • Pontevedra (80 000 habitants, chef-lieu de province)
  • Vilagarcía de Arousa (35 000 habitants)
  • Narón (35 000 habitants)
  • Redondela (30 000 habitants)
  • Monforte de Lemos (20 000 habitants)
  • Lalin (20 000 habitants)
  • Viveiro (16 000 habitants)
  • Baiona (11 000 habitants)
  • As Pontes de García Rodríguez (11 000 habitants)
  • Burela (10 000 habitants)