ENTRE MES DIFFÉRENCES <<<

La plupart d’entre nous, après le retour du collège ou déjà au lycée, quand nous arrivions à la maison et avant même de nous dire bonjour ta mère te disait :

–Ma fille viens je suis à la cuisine je suis en train de préparer des lentilles et comme ça tu apprends

Jamais j’ai réussi à faire bien cuire les lentilles, ou trop d’eau ou pas assez

-Ou vient apprendre à repasser les pantalons un jour tu devras lui repasser à ton petit mari les siens

Jamais j’ai su repasser bien les pantalons un pli ? Moi non j’étais toujours plus originales que les autres, moi quatre plis, mais dès que j’ai pu, j’ai pris quelqu’un pour faire le repassage à ma place, cela a été plus pratique et je pense qu’un signe d’intelligence de ma part.

J’étais de la corporation des rêveuses ? Amoureuse ? Très facilement amoureuse, cela ne voulait pas dire qu’avec le premier avec qui je me croisais, de celui-ci, j’allais tomber amoureuse, non, mais, oui je tombais amoureuse fréquemment, mais avec la même rapidité je terminais mes amours.

Je me désillusionnais parfois vite et cela se voyait dans mon manque de motivation, « Peut-être » à cause de mes peurs et de mon insécurité personnelle ?

Je pensais que lui, il était avec moi par pitié, oui tu sais du genre de :

-Bon la pauvre elle est toute seule on va lui donner un peu de causette

Par contre,  moi je pensais toujours au début que je lui plaisais, enfin quand même je n’étais pas trop moche non?

Mais n’importe quel petit détail me mettait la mouche à l’oreille et je pensais qu’ils voulaient se moquer de moi ou beaucoup d’autres choses, ou qu’ils avaient fait des paries pour voir qui serait le premier à m’avoir, je dois t’avouer un secret, tu sais le surnom que j’avais ? Parmi  eux « LE FRIGIDAIRE » Charmant non ?

Je l’ai su à travers précisément d’un d’eux, un très bon ami à moi, bien sûre que je suis tombé amoureuse de lui, il était tellement gentil aimable, attentif, tu sais qui ?

Et bien le fils de celui qui m’énervait quand je revenais de mes vacances, oui celui qui disait qu’en Espagne les bicyclettes étaient en bois et les roues carrées, on fils s’appelait Antoine, un garçon très délicat dans toutes ses manières.

Un jour étant dans la rue, nous devions avoir entre 14 et 16 ans, quelqu’un me dit  un je ne sais pas quoi, alors, je crois me souvenirs que ce garçon lève la main, mon ami Antoine tout d’un coup apparaît, sans savoir d’où il sortait et où il était, franchement je ne l’avais pas vue

Il vient et attrape la main au garçon et lui dit une phrase que jamais, mais jamais je ne pourrais pas oublier et que chaque foi que je parle de la générosité du charme et de ce que c’était pour moi être un Gentleman je raconte cette histoire, car je pense que la beauté de ses paroles ayant n’importe quel l’âge pour une femme est la chose la plus galante que l’on peut écouter, il dit :

« Tu sais mon cher connard, tu ne seras jamais un homme, car un homme ne touche jamais une femme, même pas avec une Fleure, si c’est pour la maltraité, alors toi tu n’es pas un homme»

Dit-moi si ce n’est pas beau ? Hum ! Même trop, alors bien sûr, mon état était de ne plus écouter à plus personne, je flottais, je n’étais plus en moi, je lévitais,  comme sainte Thérèse de l’enfant Jésus, tu vois le genre ? Je suis tombée amoureuse de lui au même instant.

Un Chevalier à mon secours ! Mon Dieu, mais cela existait ? Tu comprends mon euphorie, de plus Antoine était Beau, même très beau. Le début était très Beau, des bisous en cachette, de petites caresses.

Je me souviens d’un après-midi que j’étais allée chez lui chercher sa sœur, de laquelle j’étais copine et bien oui, ce jour, je dois t’avouer que je savais qu’elle n’était pas chez elle, mais je devais me créer une excuse pour y aller et pour que ma mère ne me pose pas trop de questions sur mon idée de tout d’un coup vouloir aller chez Monsieur X chercher ma copine, chose qu’elle savait que ce Monsieur me mettait malade des nerfs

J’arrive, je frappe à la porte toute excité et Antoine m’ouvre, un frisson parcourt mon dos, je n’arrivais pas à articuler un seul mot, alors lui avec une délicatesse infinie hors du commun, me prends par les deux mains, les mains d’Antoine étaient tendres douces et surtout il serrait les miennes et il me dit en chuchotant:

-Viens, rentre, je t’attendais, il n’y a personne, tu vas attendre avec moi, tu veux ?

Comment tu veux ? Je voulais en mourir, si, je savais que tu étais tout seul, c’est pour ça que j’ai croisé la rue et j’ai frappé à ta porte, car j’avais vu partir tes parents avec ton frère et ta sœur, bon ça je ne lui avais pas dit, bien sûre, je suis en train de dévoiler mes pensées machiavéliques de l’instant même que j’étais en train de vivre, je pense avoir été même coquine, ah oui !!!

Tout d’un coup, moi, sans m’y attendre moi-même, sinon par un instant très impulsif j’avais eu le courage de faire une chose, interdite, j’étais sortie des règles, de la norme, pas mal hein !!

Pour une personne avec tant de peur au ridicule à ne pas être belle, à ne pas être admise avec un sur plus d’insécurité en soit même, bravo, pour moi, tu ne crois pas ? J’étais très fière de moi et encore quand j’y pense, je me sens orgueilleuse de ma décision

Que combien cette aventure si osée avait durée ? Je ne m’en souviens pas, oui, je l’ai effacé de mes souvenirs, mais pas comme une mauvaise chose, non, je me souviens de caresses, innocentes, de petits baisers, des tu me plais, je suis bien avec toi, mais c’est tout

Je ne me souviens pas du tout ni combien de temps et quand et comment cette histoire a fini, dommage, le souvenir de ses caresses et baisers et surtout de la tendresse de sa part, de sa gentillesse reste malgré tout dans mon esprit comme une chose belle, innocente sans rien absolument rien à se reprocher, rien à dire au contraire que du respect et aucune demande hors de sujet HUMMMM!!!.

Aujourd’hui, je sais qu’il est un très bon Chorégraphe, qu’il donne des cours de danse à Paris, à l’époque déjà il aimait le flamenco, la danse, je crois que son père n’était pas trop d’accord.

J’ai essayé de me mettre en contact avec lui, en plusieurs occasions, je pense qu’il ne veut rien savoir de moi, pourquoi ? Je n’en sais rien, de toute façon je vais continuer à insister, « peut-être» je lui ai fait du mal à l’époque et pour cela il ne répond pas à mes messages, je voudrais tant savoir pourquoi ?

Surtout si c’est lui qui m’a laissé tomber, qui du fait était la norme avec moi, oui je sais, on était trop jeune, ou moi je n’étais pas ce que lui cherchait, bon l’histoire de ma vie, mais ce trou de mémoire, c’est grave.

J’ai vraiment besoin de savoir, car je ne veux pas croire que les motifs soient les mêmes que les autres, lui il avait la classe et je veux savoir et pourquoi pas, merde, aussi pour me donner le plaisir pour une foi dans la vie, au cas que ce serait moi qui l’aurai laissé tombé

Je veux savoir j’exige à se connard de répondre à mes messages car je veux savourer le plaisir qu’il me dise:

-je ne veux plus rien savoir de toi, car tu m’as fait du mal, tu m’as blessé l’âme

Pourquoi pas ?j’ai aussi le droit à un moment de gloire

Mais « Peut-être» tu le sais très bien, que parfois, ou le plus souvent, ou toujours, c’était eux qui me larguaient avec un tas de prétexte. En tout cas j’avais une grande chance, une vision du monde et des êtres humains vraiment digne de mention et oui, je posais mes yeux et mon espoir toujours sur la personne erronée.