DE MON LIVRE «  »ENTRE MES DIFFERENCES » » UNE DE MES DIFFERENCES EST CELLE D’ÊTRE UNE ENFANT TOUCHE

 » »ENTRE MES DIFFÉRENCES » » 

 

    -LA VÉRITÉ SE TROUVE  DANS NOS ÂMES – LES MENSONGES DANS NOS ESPRITS – L’AMOUR DANS NOS CŒURS

Dans la page 31 de mon livre je me confesse être une enfant violé, dans mon livre je maintien un dialogue avec mon miroir celui auquel j’ai fait toutes mes confidences depuis que j’ai usage de raison et je dis:

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–J’avoue être un enfant touché par un adulte, violé, car violé n’est pas seulement avec pénétration comme certains pensent, dès qu’on touche de façon sexuelle un enfant, cet enfant est violé.

Avant de poursuivre je dois te dire une chose importante de ma vie, qui m’était arrivé quand j’avais neuf ans, un fait qui a bouleversé ma vie, tu ne t’en souviens pas ? Moi si, jamais je ne pourrais l’oublier je crois même que ni après d’être morte

J’étais une fillette qui commençait à vivre, innocente, sans caprice, j’adorais tout, j’avais un penchant pour ceux qui me montraient un peu d’attention, j’étais une fillette sans malice. Un jour maman m’envoie chez mon TONTON comme je l’appelais, cousin très lointain de ma mère, en réalité celui auquel j’aimais le plus c’était son frère mon TONTON Salvador, lui je vais être sincère j’ai effacé son prénom de ma mémoire, je n’arrive plus à me souvenir de son prénom, mais si de son visage, mais si de ses mains, mais si de sa bouche et de sa voix.

J’arrive pour faire la dévolution d’une chose que sa femme avait laissé à ma mère on étaient voisins, eux l’immeuble d’en face, j’arrive et je frappe, mon TONTON ouvre la porte et me laisse rentrer, je cherche sa femme et il me dit qu’elle va revenir que je m’assois pour l’attendre, il m’offre une gaufrette, il prend un album de photos et m’appelle pour que j’aille les voir, il me fait m’asseoir sur ses genoux et la commence mon calvaire

Il me serrait très fort sur son ventre et en même temps il glissait sa main dans ma culotte, moi j’étais très incommode et je savais que cela n’était pas bien, au moins moi je n’étais pas à l’aise, il m’embrassait par le cou et surtout il me bavait dessus, moi je bougeais et voulait descendre de ses genoux pour partir, mais lui chaque foi que je bougeais plus fort il me serrait, il voulait que je me tourne, que je le regarde, moi je ne voulais pas, je me sentais mal, il me manquait même la respiration, il continua et continua, il me touchait partout et j’écoutais faire des bruits étranges, des mouvements avec ses jambes, je lui dis que je veux partir, il me dit « mais oui tout de suite attend  » et il continuait à faire des bruits à me toucher, enfin on écoute la porte de l’appartement s’ouvrir et il me libère, je saute et sans même rien dire à ma tante je pars en courant

Je reste dans le palier de l’appartement, je ne savais pas ce que je devais dire, comment le dire, j’aimais m’inventer des histoires, j’avais beaucoup d’imagination c’est ce que toujours ma mère disait de moi

J’avais très chaud, j’étais mal à l’aise, mais en réalité je ne savais rien de ce qu’il venait de m’arriver, jamais personne m’a rien dit de tout cela, comment commencer à parler ? Mieux me taire ?

Je rentre et ma mère me dit « tu as beaucoup tardé, elle y était pas ? »

Non elle n’y était pas, je réponds et j’éclate en sanglot, je raconte entre sanglot mon histoire, ma mère au début ne m’écoutait pas ou ne me comprenait pas, je répétais une et autre foi ce qu’il m’avait fait et ma mère me dit » tu dis quoi ? Mais tu sais ce que tu es en train de t’inventer ?

» Voilà INVENTER »

Quoi de plus ? Comment dire, comment faire comprendre, ni moi-même savait comment l’expliquer comment dire ce qu’on m’avait fait, car je ne le comprenais pas. La fillette que j’étais, à mes neuf ans faisait un effort pour dire et dire et répéter encore une fois mon histoire et tout d’un coup il a semblé que ma mère m’a écouté et dit qu’elle va aller parler avec lui pour voir si c’était vrai……………….si c’était vrai ?

J AURAI VOULU ÊTRE UNE PETITE PRINCESSE RIGOLOTE

Mais mon histoire m’a rendu une fillette avec toutes les peurs, peur de tout dans la vie, la vie même me fait peur, j’ai été et je suis une personne qui n’est jamais sûre de rien, qui doit avoir tout attaché et bien attaché je n’aime pas les improvisations, car je dois savoir à chaque instant tout sur ma vie, pendant beaucoup d’année il m’a manqué la spontanéité normal de la vie

J’avais peur de sortir, sans envie de plus rien, j’aurai aimé que l’on me croie, j’aurai aimé avoir la chance, que quelqu’un me croit, je crois que les histoires comme la mienne, quand tu les racontes, les autres, oui les autres pensent que tu mens, que tu t’inventes mot à mot, mais moi je ne mens pas, je dis la vérité.

Pour cela quand je change de lieu, de ville, de maison, je me sens mieux, car je pense que comme ça je recommence chaque foi une vie nouvelle et cette histoire «  »incroyable » » je vais pouvoir l’oublier, mais non cela recommence

J’ai l’âge de penser que maintenant plus  personne peut me faire du mal, mais je continue à avoir la peur cousue à ma peau.

« MAMAN CETTE HISTOIRE ÉTAIT VRAI, TRÈS VRAI, JE TE LE JURE JAMAIS MALGRÉ LES ANNÉES PASSÉS J’AI PU EFFACER UN SEUL INSTANT DE MA MÉMOIRE LE VÉCU ET CE VÉCU EST COMME UN FILM SANS FIN »

MALGRÉ QUE JAMAIS TU M’AS CRUS JE VEUX TE DIRE COMBIEN JE T’AIME