3 à 5 ans / Vie de famille Avoir un animal de compagnie

Avoir un animal de compagnie

La majorité des jeunes enfants réclament, un jour ou l’autre, un animal vivant à leurs parents, le plus souvent un chien ou un chat. Voici les points à garder en tête avant de laisser Rex ou Kiki entrer dans vie de votre enfant.

Avantages pour le développement de l’enfant

Tout jeune, bébé est tenté de suivre le chien ou le chat dans ses déplacements : sa motricité globale en est ainsi stimulée. Il en est de même pour son langage, lorsqu’il veut l’appeler et lui parler.

Le chat ou le chien peut aussi remplacer l’ami absent et devenir le partenaire de jeu de votre enfant, dès 2 ans. L’enfant aura plaisir à faire des courses avec son chien ou à faire courir son chat pour attraper une corde.

L’enfant doit apprendre à respecter son compagnon. Contrairement à un animal en peluche, un animal vivant n’a pas toujours envie de jouer quand l’enfant le désireS’il tire la queue de son chat, celui-ci lui fera rapidement comprendre qu’il n’apprécie pas. De même, son chien lui indiquera clairement qu’il ne veut pas être dérangé quand il mange. Dans les moments difficiles ou très heureux, l’animal deviendra peut-être le principal confident de l’enfant, celui à qui il livrera autant ses peines que ses joies.

À partir de 5 ans, la présence d’un animal peut vous permettre d’aborder des sujets comme la mort ou la naissance avec votre enfant. Retrouver son animal domestique mort, son poisson rouge par exemple, sera peut-être le premier contact de l’enfant avec la mort. Il appréciera que vous lui proposiez de mettre son poisson en terre, lors d’une petite cérémonie. Le jeter dans la toilette, comme une vulgaire saleté, serait minimiser la sensibilité de l’enfant et nier l’importance de cet ami. Quant à la naissance, votre enfant vous demandera peut-être, comme cela m’est arrivé, si vous avez coupé son cordon ombilical… avec vos dents, comme il a vu la chienne de la famille le faire pour ses chiots!

Une responsabilité

Même s’il peut apporter beaucoup à votre enfant, un animal vivant est une réalité dont vous devez tenir compte en permanence : il faut le nourrir, le sortir, le brosser, l’amener chez le vétérinaire, le faire garder lors d’une absence prolongée. On ne peut le traiter comme un jouet que l’on met de côté quand il ne nous intéresse plus. Il devient un nouveau membre de la famille. Acheter un animal domestique suppose donc un engagement à long terme.

Acheter un animal domestique implique un engagement à long terme. Il est important de bien réfléchir pour choisir un animal qui convient à son mode de vie.

À l’occasion de Pâques, mieux vaut offrir un poussin ou un lapin en chocolat, ou en peluche, plutôt que vivants. D’ailleurs, les poussins et les lapins ne sont pas des animaux que l’on peut garder longtemps, et ils ne peuvent pas non plus remplir les mêmes fonctions qu’un chien ou un chat.

Votre enfant vous promettra sans doute de s’occuper de l’animal à 100 %, pour vous convaincre. Bien que les jeunes enfants puissent participer à la préparation des repas de l’animal et aider à sa toilette (et qu’ils soient très sincères dans leurs promesses), ils ne sauraient en assumer complètement la responsabilité. S’occuper de l’autre, respecter ses engagements, assumer ses responsabilités sont des apprentissages qui se développent à l’âge scolaire. Un enfant de 9 ans ou 10 ans saura le faire, pas un enfant de 4 ans ou 5 ans. Mieux vaut le savoir avant d’acheter un animal.

Quel animal choisir?

Si vous décidez d’accéder à la demande de votre enfant, il est important de choisir l’animal avec soin. Certains chiens n’apprécient pas de rester seuls à la maison toute la journée, lorsque leurs maîtres travaillent. D’autres ont besoin de plus d’exercices et de plus d’espace. Un chat demande moins de soins qu’un chien, mais laisse ses poils sur tout ce qu’il touche. Une perruche ou des poissons rouges peuvent représenter un heureux compromis.

En analysant votre mode de vie et l’organisation de vos journées, vous pourrez plus facilement déterminer l’animal qui vous convient et qui sera le plus heureux chez vous. N’oubliez pas de considérer également la question financière, non seulement pour le coût initial de l’animal, mais aussi pour son alimentation et les visites chez le vétérinaire, que ce soit pour les vaccins ou d’autres soins.

Malgré votre désir de faire plaisir à votre enfant, mieux vaut réfléchir sérieusement avant d’acheter un animal domestique. Une telle décision ne se prend ni sur un coup de tête, ni sur un coup de coeur.

 

Naitre et grandir.com
      Source : Magazine Bien grandir, avril 2007
      Rédaction : Francine Ferland, ergothérapeute
      Adaptation web : Équipe Naître et grandir