1er Partie La victimisation des enfants à l’école primaire

(en ce qui concerne la suite de l’ami imaginaire de l ‘enfant)

Cet exposé n’est pas à moi mais cela fait très longtemps que j’y ai pris grand intérêt du au sujet que parfois certain aime banaliser si rapidement, et je pense que la nouvelle mode des agressions dans les centres scolaires font ressurgir ce thème qui est toujours d’actualité et important
Remarque : ceci est un travail de maturité = Baccalauréat de Sonia Fischer
Pour cela je le mets car je pense que c’est un travail fait à conscience bien documenté et bien encadré pour cela et pour le contenu bien ciblé il me parait digne de mention
J’ai passé un moment très agréable de voir qu’ils existent encore des élèves qui prennent au sérieux leur vie d’étudiants
La victimisation des enfants à l’école primaire
Auteur : Sonia Fischer,Vanessa Bollier 406,402
Travail de maturité 2005, Collège Calvin Maître responsable:
François LombardTABLE DES MATIERES: :
Introduction
La victimisation à l’école et caractéristiques des individus
impliqués
1.1. Définition de la violence
1.2. Violences directes et violences indirectes
1.2.1. Garçons et filles
1.3. Analyse des traits caractéristiques des victimes
1.4. Rapport entre scolarité et violence
1.5. Rôle des déviances extérieures
1.6. Pourquoi la violence?
1.7. Caractéristiques des victimes types
1.8. Victime passive ou soumise et victime provocante
1.9. Profil du bouc émissaire
1.9.1. Comment reconnaître le bouc émissaire?
a) En dehors de la maison
b) À la maison
1.10. Caractéristiques des agresseurs types
1.11. Profil du persécuteur
1.11.1. Comment reconnaître le persécuteur?
a) En dehors de la maison
b) À la maison
1.12. Force et faiblesse physiques
1.13. Quelles conditions d’éducation engendrent des enfants agressifs?
La dynamique des groupes
2.1. Définition du groupe
2.2. Mais qu’est-ce que l’interaction?
2.3. Analyse de l’interaction?
2.4. La composition du groupe
2.5. Définition du groupe classe
Les solutions
3.1. La prévention et les solutions proposées pas Dan Olweus
3.2. Les moyens les plus fréquemment évoqués par les
professionnels
Entretiens4.1. Entretien avec une enseignante à l’école primaire
4.2. Entretien d’une personne ayant été victime d’isolement dans sa jeunesse 30
Analyses et Conclusion

Résumé

Ce travail traite de la victimisation entre élèves d’école
Primaire. Ce sujet très complexe est souvent mal interprété et minimisé.
Nous avons souvent sur ce phénomène, des idées préconçues qui se révèlent fausses, comme le fait de croire que le rejet de l’enfant victime est dû à des caractéristiques d’un physique déplaisant.
Il est donc développé dans ce travail, toutes les causes qui entraînent ce phénomène. Nous avons consolidé notre recherche grâce à des entretiens de personnes qui côtoient ou ont côtoyé ce problème dans leur quotidien. Ce travail se termine en proposant quelques solutions simples. Son objectif étant de mieux comprendre ce problème pour mieux intervenir.

Introduction
«Dans la cour de récréation, les enfants apprennent à vivre ensemble et mettent en place des règles sociales» explique Julie
Delalande, ethnologue, auteur d’un ouvrage sur l’univers des récréations en classes maternelles et primaires. «L’enjeu pour eux est de trouver leur place, de s’intégrer au groupe de pairs qui existe dans la classe.
Le moyen, c’est de développer un type de comportements reconnus comme étant ceux du groupe, qui se constitue autour d’une personnalité un peu plus charismatique que les autre. Et puis, en restant seul, on risque de s’ennuyer ou de se faire embêter.»

Il est vrai que rester seul, que l’on soit adulte ou enfant, peut provoquer en nous un sentiment de solitude et de rejet. Notre sujet d’étude consistera donc à étudier ce phénomène. Nous allons traiter, tout au long de ce travail, la violence qui régit dans le monde des jeunes enfants, qui d’après nous, est trop souvent minimisée ou oubliée.
Nous nous sommes intéressées aux enfants de l’école primaire car nous pensons qu’à cet âge, ils ne sont pas toujours conscients de l’étendue des dégâts et des souffrances causées par leur comportement.
Notre attention s’est surtout portée sur la victime, sur ses attitudes, ses craintes, son comportement, plutôt que sur l’agresseur car à notre avis la société et les médias «s’y intéressent» déjà suffisamment et ne se soucie que très peu de la victime. Par conséquent nous nous sommes posé une question essentielle, qui consiste à savoir pourquoi un élève isolé ou rejeté par ses camarades de classe, apparaît-il souvent dans les groupes de l’école primaire?
Serai-ce dû aux caractéristiques physiques ou psychiques de la victime?

Quels facteurs interviennent?

Nous tenterons, dans un premier temps, de comprendre le phénomène de la violence dans le cadre scolaire et de décrire les caractéristiques des individus impliqués.
Dans un deuxième temps, nous expliquerons l’influence que peut avoir un groupe sur un individu.
Cette deuxième partie traitera donc de la dynamique des groupes car nous pensons que c’est un sujet essentiel à la compréhension du phénomène de victimisation.

La troisième partie sera consacrée à la recherche de solution pour combattre ce problème. L’objectif étant de réduire autant que possible, dans l’idéal d’éliminer complètement, les problèmes agresseur/victime sévissant à l’intérieur du cadre scolaire.
La quatrième partie comprendra la retranscription des entretiens que nous avons entretenu avec des personnes concernées pas ce phénomène.

Nous avons souhaité connaître la représentation que se faisait les enseignants du «bouc émissaire», ses attitudes envers l’enfant désigné, les types d’interventions et stratégies utilisées ou proposées pour faire face ou prévenir ce phénomène. Nous avons également été intéressé par le point de vue de la victime sur le phénomène et ce qu’elle ressentait lors de cette période. Les entretiens ont donc été organisés dans ce but.
Nous allons conclure notre travail par nos analyses personnelles, lesquelles ont été tirées de notre travail de recherche et des entretiens. Nous mettrons en parallèle les descriptions que font les auteurs de ce phénomène avec celles de personnes impliquées.

 

Auteur : Sonia Fischer,Vanessa Bollier 406,402
Travail de maturité 2005, Collège Calvin Maître responsable:
François Lombard

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Samedi 11 décembre 2010
Suite Auteur : Sonia Fischer,Vanessa Bollier 406,402
Travail de maturité 2005, Collège Calvin Maître responsable:
François Lombard
1 La victimisation à l’école et caractéristiques des individus
impliqués Pour commencer nous nous sommes permises de définir le terme de «bouc émissaire» que nous allons utiliser tout au long de ce travail.
Lorsque nous utilisons ce terme, il se rapporte à un enfant isolé et rejeté par ses camarades et non à une «personne rendue responsable de toutes les fautes, de tout les torts1.1. Définition de la violence
Pour Dan Olweus «la violence » s’entend comme «un abus sous toutes ses formes». Il y a plusieurs formes de violences; celles infligées par un individu unique et celles infligées par un groupe d’individu (parallèlement la victime peut être un individu unique ou un groupe).
La définition de Dan Olweus à propos de ces différentes formes de violences est la suivante:«un élève est victime de violence ou de victimisation lorsqu’il est exposé de manière répété et à long terme, à des actions négatives de la part de l’un ou plusieurs autres élèves». Il définit alors les actions négatives: « on parle d’actions négatives lorsqu’une personne tente ou parvient à porter préjudice ou infliger une souffrance à autrui avec intention ».
Les actions négatives peuvent s’exprimer sous plusieurs formes, elles peuvent être verbales (menaces, railleries,…, physique lorsqu’il s’agit de coups ou lorsqu’il y a contact physique avec intention de nuire ou peut aussi se traduire par des grimaces ou des gestes obscènes.
Les résultats de l’étude de Bergen en Norvège de Dan Olweus nous montre que dans la majorité des cas la victime est un élève seul et qu’il est généralement harcelé par un groupe de deux ou trois autres élèves.
1.2. Violences directes et violences indirectes
Avant toute chose nous devons différencier les violences directes,
qui se produisent généralement assez ouvertement, des violences
indirectes, qui sont plutôt caractérisées par une isolation sociale.1.2.1. Garçons et filles
Les garçons ont tendance à être plus exposés que les filles aux
violences directes, et les filles sont elles, plus exposées aux
violences indirectes et y font plus souvent recours.
L’étude qu’Olweus a mené nous a révélé que les garçons étaient à
l’origine d’une grande partie des violences exercées contre les filles, en revanche les garçons sont principalement harcelé par des garçons.Le recours aux moyens physique est principalement utilisé par les garçons, ils usent aussi plus couramment le harcèlement sans moyens physique tel que les paroles et les gestes, les filles ont recours à des moyens plus subtils et indirects, comme les rumeurs et les manipulations des liens d’amitié (par exemple: priver une fille de sa meilleure amie).

1.3. Analyse des traits caractéristiques des victimes
Il est important de tenir compte des caractéristiques extérieures et des traits de personnalité de ces élèves victimes ainsi que des
éventuelles différences dans leur situation ou environnement, comme par exemple en ce qui concerne leur cadre scolaire et familial. Olweus nous donne certaines questions que nous pouvons examiner: les déviances extérieures, comme obésité ou cheveux roux, contribuent-elles à rendre un élève plus vulnérable à la victimisation? Les jeunes qui persécutent ou sont persécutés ont-ils reçu une éducation différente de celle des jeunes en général? Nous répondrons à ces questions dans la suite de ce travail.

1.4. Rapport entre scolarité et violence
Selon une opinion fort répandu le comportement agressif des élèves bourreaux s’expliquerait comme étant une réaction aux frustrations et échecs scolaires mais en fait ce n’est qu’un mythe des analyse ont été présentées par Dan Olweus lui même en 1978 et d’autres sont venues confirmées que cette explication n’était pas défendable.

1.5. Rôle des déviances extérieures
Nous nous sommes demandées si les harcèlements envers certain élève étaient dus à des déviances extérieures tels que l’obésité, les cheveux roux, le port de lunettes, mais des recherches auprès de deux groupes de garçons n’ont pas confirmé cette explication, en effet les victimes ne présentaient pas plus de déviances extérieures qu’un groupe témoin de garçons non agressés.
La seule «déviance extérieure» qui distinguait les deux groupe était la force physique; les victimes étant plus faible. Les agresseurs présentaient en général peu de déviances extérieures.

On peut se demander pourquoi les opinions sur les déviances
extérieures sont si répandues. En premier lieu parce que l’étude à
montrer que 75% des élèves du groupe témoin présentaient au moins une déviances extérieures, ce qui signifie que nous sommes quasiment tous «déviant»- De plus, les enfants porteurs de lunettes, roux, obèses, etc., qui ne sont pas pour autant harcelés, passent aisément inaperçu.
Ce qui nous pousse à croire que les déviances extérieures sont la cause de ce problème, c’est que l’agresseur, dans la relation
agresseur/victime, va se servir de ces déviances sans pour autant que ces déviances en soient la cause. Nous pouvons donc conclure que ces déviances ne joue pas un rôle important dans les relations
agresseurs/victimes même si dans certain cas elles ont pu y jouer un rôle important.

1.6. Pourquoi la violence ?
Bernard Defrance a observé trois causes majeures de la violence à l’école:
La taille de l’établissement et ses effectifs: les grands
établissements ont en général un taux de perturbation plus grand que les plus petits. Dans les petits établissements tout le monde se connaît,
il y a moins d’endroits où l’on puisse échapper à la surveillance et il est plus facile d’identifier les élèves, alors que le grand
établissement favorise l’anonymat. On constate aussi que les élèves d’un grand établissement, faute d’une prise possible sur les espaces ou d’appropriation affective des lieux de travail, se créent des « territoires » (coins de cour, fond de couloirs..). Nous nuancerons cette opinion dans notre analyse.

Le taux d’échec scolaire favorise l’apparition de violence ouverte.
Plus ce taux augmente et plus les comportements violents augmentent. La réaction la plus courante à une situation d’échec est un mélange d’ennui et de révolte, de violence ou d’apathie. Ce qui provoque bien sûr des effets en retour sur la qualité de l’enseignement, chez des enseignants insécurisés, ce qui entraîne à nouveau une augmentation de l’échec.

La qualité de l’encadrement.

Les phénomènes de violence ouverte sont donc plus marqués selon la taille des établissements, la qualité de l’encadrement et le taux d’échec scolaire. Si à ces facteurs internes à l’école s’ajoutent des facteurs externes comme un cadre de vie dégradé, des difficultés familiales, des problèmes de racisme, de chômage ou de pauvreté, alors le mélange peut devenir tout à fait xplosif.
Si des enfants deviennent violents, explique Bernard Defrance, c’est qu’ils ont eux-mêmes subi des violences d’autant plus inacceptables qu’elles proviennent soit d’adultes qui sont éducateurs professionnels soit des parents. Mais la plupart des jeunes, et même l’immense majorité, ne deviennent pas ouvertement violents. Ils vont évacuer cette violence contre eux-mêmes ou contre des boucs émissaires de toute sortes, leurs pairs ou d’autres enfants plus jeunes.

1.7. Caractéristiques des victimes types
Les victimes types sont plus angoissées et souffrent d’un manque de confiance plus grand que l’ensemble des élèves. Ce sont des élèves timides, sensibles et calmes. Ils se mettent plus facilement à pleurer lorsqu’on les «agressent» et se renferment sur eux-mêmes. Ils souffrent également d’un sentiment d’infériorité et ont une image négative d’eux-mêmes et de leur situation. Ils considèrent bien souvent qu’ils ne valent rien, se sentent stupides, honteux et indésirables.
A l’école les victimes sont souvent des élèves seuls et délaissés. Normalement ils n’ont aucun bon camarade dans leur classe. Leur comportement n’a cependant rien d’agressif ni d’agaçant.
On ne peut donc pas présenter ces violences comme la conséquence de leur attitude agressive, cela répond donc à un des préjugés que beaucoup de gens ont qui est que les victimes provoquent elles-mêmes leur statut de victime.

1.8. Victime passive ou soumise et victime provocante
Nous pouvons distinguer deux types de victimes, la victime passive ou soumise et la victime provocante.
Le comportement et l’attitude des victimes passives signalent aux
autres qu’ils sont des individus angoissés et insignifiants qui ne
riposteront pas en cas d’attaque ou d’insulte.
Les enquêtes menées auprès des parents montrent que, dès leurs plus jeunes âges les garçons victimes manifestent une certaine timidité et une certaine sensibilité. Les statistiques ont aussi montrées que les garçons victimisés étaient plus proche de leurs parents que les autres garçons et entretenaient des meilleurs rapports, particulièrement avec leurs mères.
Les enseignants perçoivent parfois ce rapprochement comme une surprotection de la mère. On peut supposer que cette surprotection est à la fois la cause et la conséquence des brutalités encourues.
La seconde catégorie de victime est la victime provocante qui est caractérisée par un mélange de mode de réactions angoissé et agressif à la fois. Ces élèves ont souvent de problème de concentration. Certains peuvent être qualifiés d’hyperactifs.
La dynamique des problèmes d’agresseur/victime dans une classe comportant des victimes provocantes n’est pas tout à fait la même que celle d’une classe où se trouvent les victimes passives.